investissement - Charles Kié (ex DG Ecobank Nigeria) veut contribuer à la création d’une grande banque avec un capital majoritairement ivoirien

Lundi 18 Février 2019 / Charles Kié

Charles Kié, co-fondateur et CEO de New African Capital Partners, était ce mercredi 13 février 2019, à l’hôtel Ivoire, l’invité de la première édition du HEC CEO Talk, un rendez-vous bimestriel des grands leaders organisé par le Chapter HEC Alumni Côte d’Ivoire et le Bureau HEC Paris Afrique de l’Ouest & Centrale. S’il est aujourd’hui à la tête de cet organisme d’investissement visant à favoriser l’émergence des champions africains, Charles était jusqu’en septembre 2018 le directeur général de la filiale la plus importante du groupe bancaire panafricain Ecobank. Le banquier qui fait ses premiers pas dans l’entrepreneuriat présente le New africain capital comme étant  « une plateforme d’investissement qui a pour vocation de prendre des participations dans des entreprises et rester pendant une période qui sera beaucoup plus longue que celle proposée à ce jour par les fonds d’investissement.

Prendre des initiatives pour susciter la création de champions nationaux

Selon lui, il faut que les Africains puissent compter sur eux-mêmes pour le développement de leur continent. « En tant qu’africain, il faut qu’on ait la capacité d’investir sur notre continent et d’accompagner la création de vrais champions nationaux », soutient Charles Kié qui pense qu’il est temps que cette vision se matérialise. L’émergence de champions nationaux, si on n’y prend garde,  va perdre en substance, insiste-t-il, relevant qu’il faut savoir « à quel moment on arrête de parler pour enfin agir. » « Si nous ne faisons rien, si nous ne prenons pas des initiatives, nous ne disposerons pas ressources pour développer nos Etats. On n’arrêtera pas l’aumône »,  interpelle l’Alumni de HEC Paris.

« La création de New african capital a pris quelques années. Nous avons décidé il y a un an de passer à l’action. Nous avons fait le pari que ceux investissent seraient d’abord africain mais surtout des personne qui croient vraiment en l’Afrique », souligne le banquier. Avant d’aller chercher les institutionnels américains et européens, les Africains devraient faire la démonstration qu’ils sont capables de lever les ressources localement les ressources nécessaires pour leur développement, quitte à ce que ces ressources soient compléter par la suite par des ressources extérieures. C’est ce défi que la plateforme vient relever.

Charles Kié relève que la part des investissements directs étrangers (IDE) est dramatiquement marginale. En 2017, ces ressources représentaient 1% du PIB du Nigeria et moins de 2% pour la Côte d’Ivoire. Pendant ce temps, les transferts d’argent de la diaspora en direction du Nigeria étaient évalués à 6% du PIB, soit 22 milliards de dollars. Presque la moitié du PIB de la Côte d’Ivoire.

La vocation de la plateforme d’investissement

La plateforme a pour vocation, selon lui, de capter des investissements à caractère africain et compte accompagner des entreprises qui ont la capacité et la volonté de devenir panafricaine. New African capital va identifier des entreprises, notamment des PME  dans des secteurs porteurs de croissance pour les économies des pays où elles sont installées, et les accompagner à la fois en termes ressources et de mise en place de l’écosystème dont ces entreprises ont besoin pour changer de palier. La plateforme compte d’investir dans les différents pays africains.

L’invité Chapter HEC Alumni Côte d’Ivoire et le Bureau HEC Paris Afrique de l’Ouest & Centrale, affirme par ailleurs que la plateforme nourrit des ambitions dans le secteur financier. « Nous sommes déjà investi dans le secteur financier et nous avons  l’intention d’investir dans une banque », déclare Charles Kié qui note que les actifs bancaires représentaient 31% du PIB de la Côte d’Ivoire en 2017, quand ce taux se situe à seulement 20% au Nigeria. Alors qu’en France, il est de 110% et de 130% en Angleterre. 

Non à la multiplicité des petites banques

Ces données montrent la marge de progression que le secteur financier a encore à faire sur le continent pour financer le développement. Pour relever le défi, il faut nécessairement restructurer et l’invité de HEC Paris prévient que « ce n’est pas la multiplicité des petites banques qui va régler le problème. Il faut de grandes banques pour accompagner des économies qui se développent. « Je serai heureux de contribuer à la création d’une grande banque, forte, ivoirienne dans la détention majoritaire de son capital en Côte d’Ivoire. Pour que demain si elle décide s’internationaliser, elle puisse avoir au moins cette base domestique. Nous avons l’intention de faire des choses dans le secteur financier parce que qu’il y a des marges et que nous voulons, si nous le pouvons, accompagner ce qui sera demain un champion dans le secteur », soutient Charles Kié.

Emmanuel Akani


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Source: Minutes Eco

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4ème d’une famille de sept (07) enfants et père d’un (01) enfant issu de son mariage avec Christelle OKOU, Yannick BERY est né le 05 juillet 1983 à Abidjan et est originaire d’Adzopé. Fervent croyant et pratiquant de religion chrétienne, Yannick BERY est partisan du soutien de toutes le... Lire la suite Voir plus


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