CITHA 2019 à Abidjan – Les opportunités de financement et les risques inhérents à l’hôtellerie en Afrique francophone confrontés

Vendredi 21 Juin 2019


 

La Conférence sur l’investissement touristique et hôtelier  en Afrique francophone (CITHA) s’est tenue à Abidjan, pour la deuxième année consécutive, à Abidjan, co-organisée par Horwath, Proparco et Radisson Hotel Group, avec le soutien de Gassim. Cette rencontre qui a enregistré plus de 300 participants visait à traiter des problématiques liées au secteur hôtelier et touristique, et à mettre en relation des acteurs clés pour appuyer le secteur privé dans la promotion du développement hôtelier et para hôtelier dans la zone. Pour l’édition 2019, les thèmes abordés touchent la sécurité, la formation, les sujets environnementaux et sociaux, le développement durable.

Philippe Doizelet, directeur associé de Hortwahl, situant l’enjeu, a indiqué qu’on part d’un constat de sous équipement en qualité et en quantité dans l’hôtellerie sous régionale, donc de la nécessité de développer des groupes avec un objectif sous-jacent.  Yves Dumont, managing director project chez Gassim,estime, lui, que le contexte est favorable, car en ce moment, les pays de l’Afrique francophone, notamment la Côte d’Ivoire et le Sénégal, sont plus attractifs depuis quelques années que les pays de l’Afrique anglophone conduits par le Nigeria qui connait des problèmes depuis un certain temps.

 

200 millions d’euros de financement mobilisés par Proparco

Plus précis, Djalil Khamjee, directeur délégué de Proparco, a affirmé que sur les 500 millions d’emplois que le continent africain doit créer d’ici 2050, le secteur du tourisme, celui de l’hôtellerie en particulier, peut contribuer énormément parce qu’il crée beaucoup d’emplois. Aujourd’hui, précise-t-il, un emploi sur 14 est directement ou indirectement dérivé du secteur touristique ou de l’hôtellerie en Afrique. C’est ce potentiel qui pousse l’institution financière de développement qu’est PROPARCO à accompagner ce secteur. « Ces dernières années, on a financé une dizaine d’hôtels pour un montant total de 80 millions d’euros ; on a mobilisé jusqu’à 200 millions d’euros de financement », soutient Djalil Khamjee.

Selon les chiffres qu’il a livrés, Proparco a octroyé en 2018 plus de 1,6 million d’euros de financement à travers le monde dont près de la moitié en Afrique. L’institution devrait passer la barre de 2 millions d’euros de financement en 2019 et très rapidement attendre un niveau de 3 millions d’euros de financement dans le monde, toujours avec des priorités africaines.

Cet appui se fait à travers différents instruments financiers : octroi de fonds propres, en complément à ce que les banques commerciales locales peuvent apporter ; des outils spécifiques d’accompagnement technique, notamment des subventions pour la performance environnementale et sociale, ainsi que la contribution à des plateformes d’échanges comme le CITHA, sur des sujets particulièrement importants. « L’innovation chez Proparco, c’est l’accès depuis le début de l’année 2019, à de nouveaux instruments, à des ressources nationales françaises,  en subventions, qui permettent d’accompagner encore plus certains secteurs dont l’hôtellerie », a ajouté le directeur délégué.  

Philippe Doizelet alerte, pour sa part, sur les tableaux de risques inhérents au développement de l’hôtel. Il faut, selon lui, maitriser le risque sécuritaire dans la sous-région, maitriser le risque de construction et le risque financier, qui suppose d’avoir un tableau de fonds propres, une sécurisation et une levée de dette qui soit proportionnée par rapport au coût du projet.

Les risques juridiques également, avec la structuration des accords entre opérateurs et gestionnaires, les risques liés à la titrisation foncière et les risques en cas d’arbitrage ou de conflits avérés entre opérateurs et investisseurs. Aussi, le facteur humain ne doit pas être occulté, avec la responsabilité sociale et environnementale et les enjeux humains dans ce secteur de production de services. Les questions liées aux ressources humaines, au recrutement et à la formation ne sont donc pas à négliger.

 

La Côte d’Ivoire a de la profondeur

Malgré ce tableau, Erwan Garnier, Director Development Sub-Saharan Africa, Radisson Hotel Group, révèle que le groupe fait de la région Afrique francophone une priorité dans sa politique d’expansion.  Il dispose d’une stratégie d’expansion dans laquelle Abidjan occupe, avec Dakar, une place de choix. Kinshasa, Yaoundé, Douala complètent à 5 sur le continent la liste des villes prioritaires à laquelle il faut ajouter l’ile Maurice. Sur le long terme, le groupe envisage d’atteindre un minimum de 5 hôtels à Abidjan (Cocody, à Marcory, en Zone 4 en plus) et, dans les 5 à 10 ans, au moins dix hôtels sur l’ensemble du territoire ivoirien (Assinie, Grand Bassam, San Pedro, Yamoussoukro à l’intérieur), « parce que la Côte d’Ivoire, avec Abidjan qui est un hub financier, a la profondeur. »   

Emmanuel Akani


Source: Minutes Eco

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Yannick BERY

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4ème d’une famille de sept (07) enfants et père d’un (01) enfant issu de son mariage avec Christelle OKOU, Yannick BERY est né le 05 juillet 1983 à Abidjan et est originaire d’Adzopé. Fervent croyant et pratiquant de religion chrétienne, Yannick BERY est partisan du soutien de toutes le... Lire la suite Voir plus


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