Pourquoi les dirigeants des grandes compagnies pétrolières se refusaient-ils à tout triomphalisme, ces derniers jours, en présentant des résultats pourtant excellents au premier trimestre ? Tout simplement parce que les prix du brut sont plus volatils que jamais et qu’après une remontée des cours ces cinq derniers mois, ils replongent de nouveau.
Cette baisse a même effacé tous les gains engrangés depuis début décembre, quand l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP), la Russie et une dizaine d’autres producteurs ont décidé de réduire leur production de près de 1,8 million de barils par jour (sur une production totale de 95 millions) au premier semestre 2017 pour faire remonter les cours.
A Londres, le Brent de la Mer du Nord a clôturé, vendredi 5 mai, en légère hausse à 49,25 dollars (44,78 euros) le baril, après être tombé quelques heures plus tôt, lors des échanges électroniques, à 46,64 dollars. Les analystes sont globalement pessimistes sur un rééquilibrage rapide des marchés pétroliers, attendus par les plus optimistes au second semestre. Plusieurs facteurs nourrissent leurs craintes, et toutes se focalisent sur la surproduction.

