Une évaluation du système de gestion des finances publiques de la Côte d’Ivoire suivant le cadre d’examen des dépenses publiques et d’évaluation de la responsabilité financière (PEFA) développé par la Banque mondiale a été lancée ce mardi 17 octobre 2017, au 20ème étage de l’immeuble Sciam, au Plateau. Le directeur de cabinet du secrétaire d’Etat chargé du Budget et du Portefeuille de l’Etat, Karim Traoré, a indiqué à l’entame des travaux qu’il s’agit d’un exercice important, qui donne une appréciation des réformes conduites et à envisager à la lumière des changements intervenus au niveau des standards internationaux.
La nouvelle méthodologie repose, explique-t-il, sur sept principaux piliers, à savoir la fiabilité, la transparence des Finances publiques ; la gestion des actifs et des passifs ; la stratégie budgétaire et établissement du budget fondé sur les politiques publiques ; la prévisibilité et le contrôle de l’exécution du budget ; la comptabilité et le reporting des données ; la supervision et l’audit externes.
« Il s’agit dune évaluation factuelle, d’un exercice de constat documenté qui requiert de nous un travail interne de collecte de documents, pour éviter une mauvaise appréciation par manque de preuves », a insisté Karim Traoré, qui appelle les participants à valoriser les efforts déployés en matière de réformes.
Mutualiser les efforts pour consolider les acquis
Cette évaluation qui fait suite à deux autres PEFA réalisés en 2008 et en 2013 va permettre, au dire du chef de la coopération de la délégation de l’Union européenne, Michel Laloge, de faire le bilan des avancées en termes de gestion des dépenses publiques et de responsabilité financière. Il a salué les efforts qui ont permis de structurer un schéma directeur de réforme des finances publiques dont la mise en œuvre a consacré d’immenses progrès. Notamment en matière de recettes avec l’élargissement de l’assiette fiscale, de dépenses avec l’amélioration de la passation des marchés, d’exécution et de règlement des marchés publics, d’avancée vers la mise en œuvre du compte unique du Trésor, d’amélioration de la gestion de la dette et de migration vers une gestion en budget programme. Enfin, il y a la transparence et l’efficacité des contrôles internes et externes. « La bonne gestion des finances est un élément au cœur du PND », souligne le chef de la délégation de l’UE qui traduit la nécessité de collecter plus et dépenser mieux, comme le rappelait la dernière mission du FMI.
Si le schéma directeur pour la réforme des finances publiques (SDRFP) a été exécuté à un taux de 65% sur la période 2014-2016, Michel Laloge a souhaité que le PEFA 2017 qui se termine vers mars 2018 nourrisse le prochain SDRFP 2017-2019. Justifiant la participation des partenaires techniques et financiers à la revue annuelle prévue le 24 octobre 2017, le dir-cab Karim Traoré a affirmé qu’elle sous-tend la volonté du gouvernement de mutualiser les efforts pour consolider les acquis et ouvrir de nouveaux chantiers.
Emmanuel Akani

