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Mis à jour : 28 juin 2026, 07:52
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Monnaie virtuelle – Le gouverneur de la BCEAO met en garde contre la cryptomonnaie ou Bitcoin

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Le dernier segment des échanges entre le secteur privé et le gouverneur de la BCEAO, Koné Tiémoko Meyliet, ce jeudi 1ermars 2018,  à la maison de l’entreprise, avait trait à l’évolution technologique. La question était très attendue vu le niveau de pénétration des technologies de l’information et de la communication dans le secteur de la banque qui subit de profonds changements. Notamment avec la digitalisation, le phénomène des banques à distance, et les fintech qui créent de nouvelles formes de concurrence pour la banque.

C’est le directeur national adjoint de la Banque nationale d’investissement (BNI), Malick Tuo Touré, qui interpelle sur la question. « Les progrès technologiques sont plus rapides que la réglementation. Après la monnaie électronique, nous en sommes à la monnaie cryptée ou cryptomonnaie, également appelée « Bitcoin ». Étant donné que cette monnaie échappe au contrôle de la banque centrale avec de forts relents de spéculation, qu’est-ce que la banque centrale compte faire pour sensibiliser les jeunes généralement friands à ce genre de proposition? », interroge-t-il l’invité du TI’déj’ du patronat.

Sans ambages, Koné Tiémoko Meyliet répondra que comme toutes les banques centrales au monde, la BCEAO est contre la cryptomonnaie ou bit coin. Il note que ce n’est pas une monnaie qui a une responsabilité quelle que part. « Personne n’est responsable. Ça se joue sur le net, sur les réseaux sociaux, et personne ne peut dire qu’il est responsable. Ça monte, ça descend. Nous ne pouvons pas assumer la responsabilité de laisser circuler cette monnaie dans notre espace », tranche-t-il.

Dans l’entendement gouverneur, une monnaie a toujours une contrepartie que quelqu’un garantit. « Si tel n’est pas le cas, alors ce n’est pas quelque chose de contrôlable et nous ne pouvons pas le conseiller aux populations. »

La banque centrale a organisé beaucoup de réunions sur la question et le gouverneur ne pense pas qu’il y ait quelque chose de nouveau qui puisse faire évoluer sa position. Il explique que si la BCEAO n’a jusque-là pas communiqué sur la cryptomonnaie, c’est parce qu’elle ne l’a pas admise en tant que monnaie. Contrairement à d’autres pays qui la considèrent comme une forme de monnaie pouvant être utilisée. « Elle circule en principe là où les gens pensent que c’est bon. En tout, s’il y a des gens qui, malgré tout, prennent des risques, il faut qu’ils sachent que dans notre système, cette forme de monnaie n’existe pas. » Il pense en tout cas qu’il ne faut l’agréer même si elle existait.  

Edouard Amichia

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