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Mis à jour : 28 juin 2026, 08:22
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Mécanisme de réduction des risques – Les menaces pour l’investissement en Afrique identifiées et adressées

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En prélude à la 18ème assemblée générale annuelle de l’Agence pour l’assurance du commerce en Afrique (ACA), qui s’ouvre ce matin, il s’est tenu ce mercredi 27 juin 2018 à Abidjan une table ronde, la 5ème du genre organisée par l’agence. Elle a été marquée par un panel de haut niveau au cours duquel les intervenants ont touché du doigt les problèmes liés à l’investissement en Afrique. Représentant le ministre de l’Economie et des Finances, Adama Koné, le conseil technique Siaka Fanny, a indiqué que la problématique de l’investissement est, comme dans tous les pays africains, un défi majeur à relever. Pour lui, l’ACA est un outil efficace de promotion de l’investissement en Afrique et un mécanisme de réduction des risques qui contribue effectivement au relèvement du niveau des investissements sur le continent. « L’Aca est l’assureur de dernier recours, Il permet de consolider les acquis et envisager des perspectives meilleures, favorisant ainsi les investissements productifs et sûrs », a déclaré Siaka Fanny, qui appelle les pays à adhérer à l’agence, afin de fédérer les efforts pour relever les défis.

Le directeur général de l’ACA, Georges Otieno, admet également que l’attractivité des investissements productifs pour le développement de l’Afrique reste un défi. Il a soutenu que les financiers internationaux perçoivent encore le risque de l’Afrique trop élevé et ne font pas de distinction entre les régions. Cette situation est préoccupante, de son avis, même si le risque pays est beaucoup moins élevé aujourd’hui qu’il ne l’était il y a dix ans. Cette situation a pour conséquence la réduction de l’investissement sur le continent. Pour lui, la réunion d’Abidjan devrait permettre aux experts de la finance et de l’assurance ainsi qu’aux ministres des finances de l’Afrique de débattre des questions cruciales de la hausse du niveau de la dette souveraine et des menaces de l’investissement pour l’investissement sur le continent.

Comme solution, le vice-président de la Banque africaine de développement (BAD) chargé du secteur privé, Pierre Ghislain conseille aux Etats la transformation des matières premières susceptible de créer de la valeur ajoutée et d’assurer la diversification des économies qui deviendront par conséquence plus résilientes aux chocs et risques. Il préconise également l’accélération des échanges interafricains estimés à seulement 17% en 2016 contre plus de 60% dans les régions plus développées.

Pierre Ghislain pense en outre qu’il urge de développer le secteur privé dans les Etats africains en favorisant le dialogue public-privé, d’accentuer l’investissement dans les infrastructures (électricité, route, ponts, etc) et d’attirer davantage d’investissements directs étrangers, afin de réduire significativement la pauvreté.

Emmanuel Akani

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