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CGECI academy 2018 – Ce que le secteur privé attend de l’Etat pour la compétitivité de l’industrie ivoirienne

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Le chef de l’Etat, Alassane Ouattara a pris part, pour la première fois cette année, à la CGECI Academy à sa 7è édition sur le thème « Cap sur l’industrialisation, un défi pour tous », qui s’est ouverte ce mardi 26 septembre à l’hôtel Ivoire. Les travaux qui prennent fin ce mercredi 26 septembre 2018 enregistrent la participation des patronats de l’Afrique du Sud, du Sénégal, du Cameroun, du Togo, de la Guinée et de la Tunisie. Le président de la Confédération générale des entreprises de Côte d’Ivoire, Jean Marie Achak, a profité pour égrener en présence du chef de l’Etat des mesures que l’Etat ivoirien devrait prendre pour donner un coup d’accélérateur au développement su secteur industriel, plus porteur de croissance que les autres. S’inspirant de l’exemple des pays émergents qui ont réussi leur transformation structurelle par l’industrialisation, il a énuméré comme pistes de solution la baisse des coûts logistiques, la facilitation à l’accès au foncier industriel notamment pour les Petites et Moyennes Industries, le renforcement du poids des entreprises nationales dans la commande publique et le recours au levier fiscal, pour rendre encore plus attractif l’investissement dans l’industrie. Il y a également la mise en place d’incitations spécifiques pour encourager le renouvellement de l’appareil productif, une protection renforcée du marché et des dispositifs de lutte contre l’informel, la fraude et la contrefaçon, le développement du capital humain destiné à l’industrie par une accélération de la réforme de l’Enseignement technique et de la formation professionnelle et des mesures spécifiques de soutien pour les entreprises industrielles présentant un fort potentiel de développement.

Ces nombreuses contraintes identifiées

Avant Jean Marie Ackah a indiqué que malgré les progrès enregistrés ces dernières années en matière de facilitation de l’activité industrielle, notamment avec la réhabilitation de la zone industrielle de Yopougon et l’aménagement d’une nouvelle zone industrielle au PK24, l’industrie ivoirienne reste confrontée à des problèmes structurels de compétitivité liés aux coûts des facteurs de production. A savoir l’énergie, l’eau, les intrants importés, ainsi qu’au manque de performance logistique et la faible disponibilité d’une main d’œuvre qualifiée et directement productive. De plus, l’accès au foncier industriel demeure problématique pour les petites et moyennes industries.

« En outre, a ajouté Jean Marie Ackah, les entreprises industrielles font toujours face aux lourdeurs administratives, à une pression fiscale difficilement soutenable, à une règlementation parfois trop contraignante et aux difficultés d’accès aux marchés régionaux. »

Par ailleurs, a-t-il ajouté, les agro-industriels installés dans certaines zones de production agricole de l’Intérieur du pays éprouvent d’importantes difficultés à évacuer leur production vers les pôles de seconde transformation du fait de la dégradation des principales voies d’accès. Ces entreprises agro-industrielles sont contraintes d’entretenir à leurs frais ces voies, ce qui a pour effet d’alourdir leurs charges d’exploitation et partant affecte leur rentabilité.

Le chef de l’Etat Alassane Ouattara a reconnu qu’avec un taux d’industrialisation de 28% en 2018, la Côte d’Ivoire accuse un retard de 2,5% e termes de production manufacturière. Il reste cependant optimiste et appelle le secteur privé à œuvrer à l’émergence de champions nationaux dans le secteur industriel. Surtout, il a une fois de plus invité les banques à financer les PME.

Emmanuel Akani

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