« Sur proposition du conseil d’administration du conseil du café-cacao et après validation par le conseil des ministres, le prix garanti aux producteurs pour la campagne principale 2018-2019 est fixé à 750 FCFA par kilo bord champ. » C’est par ces mots que le président du conseil d’administration du Conseil café-cacao, Lambert Kouassi Konan, a rendu officiel ce lundi 1eroctobre 2018, lors de la clôture de la 5e édition des Journées nationales du cacao et du chocolat (Jncc), le prix d’achat bord champ de la fève de cacao bien fermeté et bien séché au cours de la compagne qui s’ouvre. L’ancien ministre d’Etat explique qu’avec ce prix de 750 Fcfa, qui marque une hausse de 50 Fcfa par rapport à la campagne 2017-2018 où il était de 700 Fcfa, c’est un revenu d’environ 100 milliards Fcfa que vont percevoir l’ensemble des producteurs.
L’on est tout de même loin du prix de 1100 Fcfa fixé pour la campagne 2016-2017 et le PCA du Conseil café-cacao en est conscient. « Nous aurions souhaité faire mieux pour nos producteurs, mais nous sommes contraints à la prudence, dans la mesure où la campagne avenir s’ouvre dans un contexte encore difficile marqué par des prix orientés à la baisse. On enregistre un recul des cours internationaux du kilogramme de cacao depuis le mois d’août après une remontée de janvier à avril », a expliqué Lambert Kouassi Konan.
Pendant ce temps, le Ghana Cocoa Board (Cocobod) a maintenu le prix d’une tonne de cacao inchangé à 7.600 cedis. Ce prix annoncé par le ministre de l’Agriculture, Owusu Akoto Afriyie, ce même mercredi 1er octobre, correspondrait à 830 Fcfa le kilogramme de cacao, pour la campagne de commercialisation qui démarrera le 5 octobre.
Ainsi, si l’écart est quelque peu réduit, le prix bord champ du cacao demeure plus rémunérateur au Ghana qu’en Côte d’Ivoire. Les deux pays voisins fournissent plus de 60% de la production mondiale. Ils entreprennent ensemble des efforts pour contenir le trafic transfrontalier du cacao et influencer à la hausse le cours mondial.
Emmanuel Akani

