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Mis à jour : 28 juin 2026, 15:33
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Management – L’intrapreneuriat, cette forme d’entrepreneuriat qui permet de développer des projets innovants

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La troisième édition de « Entrepreneurs corners », une tribune trimestrielle d’échange pour entrepreneurs et acteurs de l’entrepreneuriat en Côte d’Ivoire, initiée par le fonds d’investissement dédié aux PME, Comoé Capital, s’est déroulée le vendredi 18 avril 2019 aux II Plateaux Vallons, sur le thème « Développer et entrer dans une culture de l’intrapreneuriat. »

Ce terme peu connu en Côte d’Ivoire, le directeur de la stratégie et de la transformation digitale de la CIE, Antoine Djigbenou, le définit comme l’exploitation des moyens mis à disposition par l’entreprise pour réaliser un projet qui s’inscrit dans sa stratégie de développement. Des projets innovants qui contribuent à améliorer la qualité de service de l’entreprise.

Bien définir les règles à l’avance

Pour la présidente d’honneur du Réseau ivoirien des responsables de ressources humaines, Mme Eugénie Attia Kassi, RIGRH, l’intrapreneuriat consiste à permettre à un collaborateur, tout en travaillant pour son organisation, d’avoir une vision ou de développer un projet qui puisse s’inscrire dans la stratégie globale de l’entreprise. Il peut rester à l’intérieur de l’entreprise pour développer son projet ou alors en sortir et devenir un client de l’entreprise qui l’emploie ou un actionnaire.

Dans certaines entreprises, apprend-on, il y a une rémunération qui est liée à l’intrapreneuriat, la charge de travail étant importante. La propriété intellectuelle doit être respectée, les règles du jeu assez claires dès le début, qui protège les intérêts du travailleur.

Pour Alioune Camara, DG de Endeleo Consulting, ce terme traduit la capacité d’une entreprise à être au diapason de son époque. Cela revient à instituer, pour ce qui concerne les petites entreprises, une culture d’entreprise où on se remet constamment en question, à déconstruire pour reconstruire, désapprendre pour apprendre. Mais le tout doit être bien structuré dès le départ pour ne pas donner lieu à des incompréhensions sur la propriété des projets développés par ce biais. « Il faut bien repartir les compétences. Le chef d’entreprises dit laisser la marge de manœuvre à ceux qui vont être porteurs de projets, accepter la critique constructive. Cela ne doit pas être un problème pour un collaborateur de proposer de nouvelles idées ; il faut plutôt l’encourager à en proposer, qu’elles en phase ou pas avec la stratégie de l’entreprise », a souligné Alioune Camara. Il s’agit, selon lui, de faire les choses autrement pour faire avancer le collectif et se transformer soi-même en tant que collaborateur.

Ne pas avoir peur d’échouer

Mme Attia ajoute que les hauts potentiels en matière de ressources humaines, ça se développe. Il faut non seulement les détecter mais les accompagner. Une telle approche stimule l’imagination et la motivation des travailleurs, notamment ceux de la génération Y qui s’ennuient très vite.

Pour Antoine Djibenou, il faut un bon sponsorship du management, qui accompagne la démarche de l’innovation. Aussi le chef d’entreprise ne doit-il pas avoir peur de tester une idée nouvelle, qui peut aboutir à quelque chose qui casse les cordes de l’entreprise. « Il ne faut pas avoir peur d’échouer. Quand on écoute, qu’on n’a pas peur d’échouer, alors on peut réaliser de grandes choses », conseille aux travailleurs le directeur de la stratégie et de la transformation digitale de la CIE.

Avant le panel, Mme Yasmine Konaté, présidente de la Chambre nationale des femmes chefs d’entreprise de Côte d’Ivoire (CNFCE-CI) a partagé son expérience de l’entrepreneuriat.

Emmanuel Akani

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