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Mis à jour : 28 juin 2026, 15:33
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Réduction de la pauvreté – La Stratégie nationale d’inclusion financière (SNIF) vise à atteindre un taux de 60% d’ici 2024

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La stratégie nationale d’inclusion financière (SNIF 2019-2024) de la Cà´te d’Ivoire a été officiellement lancée ce mercredi 26 juin 2019, à l’auditorium de la Primature, à Abidjan par le ministre de la Construction, du Logement et de l’Urbanisme, Bruno Koné, qui représentait le Premier ministre Amadou Gon Coulibaly. Le ministre Adama Koné a indiqué à cette tribune que l’objectif est d’accroitre de faà§on significative un taux d’inclusion financière, en le faisant passer de 40% en 2017 à 60% en 2024, par l’amélioration de l’accès et l’utilisation des services financiers par les femmes, les jeunes, les micros, petites et moyennes entreprises, notamment par l’entremise de la finance digitale.

Microfinance et IME, les principaux vecteurs

Il explique que la SNIF est le résultat d’une démarche collaborative entamée en 2018, avec la création de l’Agence de promotion de l’inclusion financière. Elle a été élaborée sur la base des résultats d’un symposium organisé en juin 2018, qui a permis de dresser l’état des lieux. Le taux de bancarisation strict ressortait ainsi à 19% en 2017 et le taux de bancarisation élargi aux systèmes financiers décentralisés à 25%, quand le taux global d’inclusion financière s’établissait à 40%, avec un écosystème financier composé de 28 banques, deux établissements financiers à caractère bancaire, 50 institutions de microfinance et 3 établissements offrant des services financiers via le téléphone mobile. « L’analyse de ces indicateurs montre que le secteur de la microfinance et les services financiers via le téléphone mobile constituent les principaux vecteurs de l’inclusion financière », souligne Adama Koné.

Le gouverneur de la Banque centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO), Koné Tiémoko Meyliet, s’est félicité de voir la Cà´te d’Ivoire contextualiser la stratégie régionale d’inclusion financière en y intégrant ses spécificités propres. Elaborée par les Etats de l’Uemoa, sous l’impulsion de la BCEAO, la stratégie régionale adoptée en conseil des ministres de l’union en juin 2016 vise « à permettre à 75% des populations d’accéder aux services financiers à des coà»ts abordables, sur un horizon de 5 ans. »

« Une nécessité réelle » pour la Cà´te d’Ivoire

Pour le gouverneur de la Bceao, le renforcement de l’inclusion financière apparait comme « une nécessité réelle » pour la Cà´te d’Ivoire qui s’est engagée dans un processus de développement social. Car elle facilite l’accès au crédit, améliore l’épargne et la collecte des dépà´ts et contribue à une allocation optimale des ressources dans l’économie. Aussi favorise-t-elle la réduction de la pauvreté et des inégalités, surtout pour les populations rurales et vulnérables, à faible revenus.

Toutes ces préoccupations sont prises en compte dans la SNIF dont les objectifs et le cadre institutionnel de la SNIF ont été présentés par le conseiller technique du ministre de l’Economie et des Finances en charge des questions d’inclusion financière, Caroline Tioman. Elle a souligné que stratégie prévoit des actions spécifiques en direction des secteurs de la banque, de la microfinance et du mobile banking reparties suivant cinq axes stratégiques définis. A savoir l’amélioration de l’accès aux services financiers des populations vulnérables et exclues du système bancaire classique ; la promotion de la finance numérique ; l’éducation financière et la protection des clients ; l’adoption d’une réglementation évolutive permettant une supervision plus efficace ; et l’élaboration d’un cadre fiscal et des politiques favorables à l’inclusion financière.

Emmanuel Akani

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