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Mis à jour : 28 juin 2026, 12:31
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Sara 2019 – Des ministres de plusieurs pays africains partagent leurs expériences

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La 5e édition du Salon international de l’agriculture et des ressources animales (SARA) a ouvert ses portes le vendredi 22 novembre 2019, au parc d’exposition situé sur la route de l’aéroport Félix Houphouà«t-Boigny à Port-Bouet. Y sont présent plus d’une quinzaine de pays africains qui avaient là une occasion de partager leurs expériences sur des défis auxquels l’agriculture est confrontée sur le continent. C’est ce qu’ont fait des ministres de l’Agriculture, de l’Environnement ou autres de plusieurs pays africains, dont l’à‰thiopie, le Burkina, et la Cà´te d’Ivoire, qui ont pris part le vendredi 22 novembre 2019, à une conférence sur le thème : « L’agriculture africaine face aux opportunités, et les innovations technologique ».

A cette tribune, le ministre ivoirien de l’Environnement et du Développement durable, Pr Joseph Seka Seka, a interpellé sur le fait qu’un Africain sur quatre souffre de malnutrition contre neuf pour le monde, et que si rien n’est fait la situation alimentaire alarmante de l’Afrique risque encore de s’accentuer. Il a pour cela préconiser « Une agriculture avec zéro déforestation, donc ami de la forêt, une diversité des cultures, et la transformation des cultures primaires en produits finis. »

Des partenariats publics-privés pour booster l’investissement

Le ministre de l’Agriculture de l’à‰thiopie, Omer Hussein, lui emboitant le pas, a appelé à booster la productivité pour être à la moyenne des pays développés. Pour lui, la plupart des problèmes n’étant pas causés par l’agriculture, les solutions ne devraient nécessairement pas venir d’elle. D’o๠la primauté qu’il accorde à l’investissement de masse dans ce secteur (agriculture) et tout ce qui concerne les technologies de base. « Il faut faire en sorte que l’investissement soit plus fort dans ce secteur et tout ce qui concerne les technologies de base. Des partenariats publics-privés peuvent utiliser toute cette chaine. L’Afrique doit pouvoir compter sur ses ressources pour se développer. Les petits paysans doivent être au centre de tout cela », a déclaré le ministre éthiopien.

Aussi pense-t-il qu’il faudrait changer le narratif car il est important que l’agenda de l’agriculture soit approprié par les autres ministères pour une meilleure mise en Å“uvre des actions, cette cause appelant à un modèle plus inclusif. Le marché en Afrique estimé à 3000 milliards de dollars en 2020, il faudrait pouvoir satisfaire l’offre et la demande, en faisant en sorte que les Africains soit des consommateurs, préconise-t-il.

Préserver les sols et améliorer l’accès aux semences

Quant au ministre de l’Agriculture et des Aménagements Hydro-agricoles du Burkina Faso, Salifou Ouédraogo, il prà´ne l’utilisation des nouvelles technologies pour préserver les sols, afin de ne pas se retrouver avec des sols pauvres. Ces technologies doivent être au service des agriculteurs africains, et permettre de prendre en compte l’ensemble de la chaà®ne agricole. Cela passe par l’optimisation du travail des agriculteurs par ces technologies, affirme le ministre burkinabé. Selon ses explications, les producteurs doivent être directement connectés aux acheteurs et aux consommateurs, en ayant une possibilité de traà§abilité des produits, afin de montrer leurs origines et leurs qualités. Il a pour cela cité quelques innovations mises en place au Burkina et qui marchent.

« Nous avons mis en place quelques initiatives comme : Le E-vulgarisation, qui permet au producteur de faire un bond électronique à partir de son téléphone, afin d’avoir toutes les dernières informations. C’est un ensemble de systèmes de messages globaux et de petits films vidéos que nous avons développés et stocker à partir de centres d’écoutes, pour permettre aux producteurs d’avoir accès aux différentes techniques à partir de leurs smartphones, afin d’être à jour », explique-t-il.

Aussi, le pays a mis en place la Ges-Labo, un système de gestion et de contrà´le des semences. Il permet de prélever les semences et de les valider si elles sont conformes, donc de s’assurer de la qualité des semences. « L’un des problèmes, martèle le ministre, c’est l’accès aux semences de qualités. » Ces différentes initiatives, dit-il, ont permis de remonter la pente durant les cinq dernières années dans le domaine du coton, o๠un accroissement de plus de 26% a été constaté selon les estimations.

Gnahoré Toti

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