Le ministre de l’Agriculture et du Développement rural, Kobenan Kouassi Adjoumani a échangé, ce jeudi 6 février 2020, à l‘immeuble Caistab, les vÅ“ux de l’an avec les personnels de son département, ceux des structures rattachées et l‘ensemble des acteurs du secteur agricole venus des quatre coins du pays. Le ministre Adjoumani a partagé avec ses collaborateurs son ambition à la tête du ministère de booster ce secteur important de l’économie ivoirienne, afin de créer encore plus d’emplois et d’améliorer les revenus des producteurs en donnant plus de valeur ajoutée aux produits agricoles ivoiriens par leur transformation.
S’appuyant à cette occasion sur des données de la Direction général de la planification, des statistiques et des projets (DGPSP), le ministre a indiqué que les perspectives sont prometteuses pour l’année 2020 surtout avec l’ensemble des projets en cours de formulation et ceux en exécution.
Il ressort de la présentation faite par le directeur général de la planification, des statistiques et des projets, Nouhoun Coulibaly, portant bilan et perspectives du Plan national d’investissement agricole (PNIA), que le total des ressources financières pour lesquelles des formulations de projets sont en cours en ce début de l’année 2020 est de 298,34 milliards Fcfa. A raison de 12,20 milliards pour la GIZ, 0,22 pour le FAO, 26 milliards pour l’AFD, 113,391 milliards pour la BAD et 137,75 milliards pour le groupe de la Banque mondiale. A cela, il faut ajouter des ressources sécurisées de l’ordre de 15 milliards acquis auprès du FIDA et 11 milliards de la BAD pour la mise en Å“uvre du PsGouv.
La production agricole globale connait une hausse continue
Le ministre a déclaré que la production agricole totale (cultures vivrières et cultures de rente) est estimée à 27 534 735 tonnes au titre de l’année 2019 contre une production totale de 25 409 480 tonnes » en 2018, soit une augmentation de 8,4%. Un bilan positif qui permet à la Cà´te d’Ivoire, se réjouit le ministre, de se hisser au rang de puissance agricole au niveau de la sous-région ouest-africaine.
Le rapport de la DGPSP conclut en effet à une croissance soutenue de la production avec un de croissance annuelle moyen des productions de 8,07% pour le PNIA 1 et 8,36% pour le PNIA 2. Alors que le PNIA1 a connu un début timide et des résultats en dents de scie, un changement de paradigme assure au PNIA 2 une forte reprise de la croissance. En effet, il a été décidé de mettre en Å“uvre sur la période 2018-2025 (8 ans au lieu 5 ans) un système de planification glissante consistant à réviser le contenu des programmes sur une base régulière. Aussi la nouvelle approche privilégie-t-elle les pà´les de développement agricole intégré (agropoles) et bien d’autres innovations.
Edouard Amichia

