L’économie ivoirienne est fortement impactée par la crise sanitaire du coronavirus, qui s’accompagne de graves conséquences économiques pour l’Afrique. A l’agonie, le secteur ivoirien de l’hà´tellerie paie particulièrement un lourd tribut à cette crise. L’emblématique Sofitel hà´tel Ivoire n’est pas épargné par le violent vent qui souffle sur le secteur d‘activité. La direction générale du complexe hà´telier a annoncé, ce mercredi 8 avril 2020, la mise en chà´mage technique de 3oo employés de trois mois, compte tenu de la baisse drastique des activités.
Surpris, déboussolés, les travailleurs touchés, qui percevront la moitié de leur salaire durant la période indiquée, ne décolèrent pas. C’est qu’ils ne s’attendaient pas à une telle décision, vu les mesures de soutien aux entreprises annoncées par le Premier ministre le 31 mars dernier. Ils ne comprennent rien car le chef du gouvernement avait assuré que les efforts entrepris visaient entre autres à éviter les pertes d’emplois, et chaque entreprise, en fonction de sa spécificité, pouvait poser ses préoccupations afin qu’elles soient examinées, voire prises en compte. A-t-on exploré ces voies au niveau de la direction du Sofitel hà´tel Ivoire ? Difficile de la savoir.
Saisis, les syndicats du personnel, le SYLITHIV et le SYNTHICI, affiliés au centrales syndicales Dignité et UGTCI, ont approché la direction générale de l’établissement pour des négociations. Mais ils ont buté sur l’intransigeance de la direction générale qui a attiré l’attention sur la situation extrêmement difficile de l’hà´tel pour justifier leur décision.
Face à cette situation, les travailleurs touchés par la mesure de dégraissage appellent le chef de l’Etat Alassane Ouattara à se pencher à leur sort. Ils plaident pour que cette « décision inattendue » ne leur coà»te pas définitivement leurs emplois dans ce contexte de propagation du COVID-19 qui engendre pour les familles des dépenses supplémentaires. Ces travailleurs désemparés souhaitent que l’aide de l’Etat permette au complexe hà´telier de pouvoir leur payer l’entièreté de leurs salaires, « qui suffisent déjà à peine pour couvrir leurs besoins. »
Emmanuel Akani, source UPLTCI

