Le Syndicat national des agents des finances générales (SYNAFIG), qui regroupe des fonctionnaires et agents de l’Etat en service au ministère de l’Economie et des Finances ainsi qu’au ministère du Budget et du Portefeuille de l’Etat, a tenu le jeudi 27 mai, à la rotonde la cité financière à Abidjan, Plateau, un congrès extraordinaire dédié au toilettage de ses textes. Le secrétaire général du Synafig, Séka Assi Vincent, a indiqué qu’il s‘agit d’une action régulière, le syndicat procédant chaque trois ans à la relecture des textes, qui constituent, à l’en croire, le fondement de toute action syndicale. Lors de ses dernières assises, précise-t-il, le congrès avait décidé de reporter cet exercice et proposer la tenue d’un congrès extraordinaire, qui devrait procéder plus sereinement à l’examen et à la validation des textes. C’est ce qui a été fait jeudi, avec la participation d’un grand nombre de syndiqués, la rotonde de la cité financière ayant même refusé du monde. Les changements ont porté globalement sur les questions d’éligibilité, le mandat des secrétaires généraux et des délégués, etc. Après des échanges parfois houleux sur certains points, les congressistes ont pu être départagés sur les différents points par le vote qui a permis d’adopter ou de rejeter les changements proposés par le bureau exécutif national du syndicat.
Le secrétaire général Séka Assi Vincent a souligné que le SYNAFIG lutte pour l’amélioration des conditions de vie et de travail de ses membres. « Nous luttons pour avoir un mieux-être. Notre préoccupation du moment, c’est d’obtenir des autorités l’avancement de nos émoluments ; nous revendiquons les 200 points », a-t-il déclaré. Au-delà de cette question, le congrès a débattu d’un problème survenu avec l’assureur ASCOMA, auxquels les agents des finances générales reprochent d’avoir suspendu de faà§on unilatérale, et pendant un mois, ses prestations dans le cadre d’une convention qui le lie au SYNAFIG. Même si tout est rentré dans l’ordre aujourd’hui, le SG Séka Assi Vincent dont le mandat court jusqu’en 2023 n’a pas caché son mécontentement. Il déplore les désagréments que les syndiqués ont subis et interpelle l’assureur sur ses agissements qui peuvent avoir des conséquences déplorables, surtout qu’il s’agit de la santé des agents et de leurs familles.
Par ailleurs, le secrétaire général du SYNAFIG qui s’est dit heureux de constater la forte mobilisation des agents lors du congrès extraordinaire les a appelés à resserrer les rangs et à rester soudés. Car c’est ainsi que le SYNAFIG pourra remporter les batailles en vue, notamment en ce qui concerne l’avancement des émoluments.
Emmanuel Akani

