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Mis à jour : 28 juin 2026, 12:31
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Changement climatique – L’Afrique perd chaque année jusqu’à 15 % de son PIB par habitant

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L’Afrique perd entre 5 et 15 % de croissance de son PIB par habitant en raison du changement climatique et de ses effets connexes. Le continent a besoin d’environ 1 600 milliards de dollars entre 2022 et 2030 pour respecter ses Contributions déterminées au niveau national », a déclaré Kevin Urama, économiste en chef par intérim et vice-président du Groupe de la Banque africaine de développement.

M. Urama s’exprimait le 7 septembre 2022 au Caire lors d’une table ronde organisée en marge du Forum d’à‰gypte pour la coopération internationale (Egypt-ICF 2022) qui s’est déroulé sur le thème : «â€‰Rà´le des pays africains dans la détermination de l’agenda climatique ». Il a exhorté les pays développés à combler le «â€‰déficit de financement climatique ». Collectivement, a ajouté l’économiste, les pays africains n’ont reà§u que 18,3 milliards de dollars de financement climatique entre 2016 et 2019. Il en résulte un déficit de financement climatique pouvant atteindre 1288,2 milliards de dollars par an de 2020 à 2030.

«â€‰Ces montants traduisent la réalité de la crise. Le changement climatique affecte gravement l’Afrique, alors que le continent ne contribue aux émissions mondiales qu’à hauteur de 3 %, a souligné l’économiste en chef de la Banque. La communauté internationale doit respecter son engagement de fournir 100 milliards de dollars pour aider les pays en développement et les économies africaines à atténuer les effets du changement climatique et à s’y adapter. Investir dans l’adaptation au changement climatique dans le contexte d’un développement durable est le meilleur moyen de faire face aux impacts du changement climatique ».

En outre, Urama a affirmé que «â€‰le gaz doit demeurer une composante du plan du continent dans le cadre de la transition progressive vers une énergie propre ». Soulignant que depuis les années 1850, des Etats ont réussi à se détacher du charbon et opté pour le gaz comme moyen de transition vers une énergie plus propre, il a affirmé que l’Afrique disposait d’un fort potentiel en matière d’opportunités d’investissements verts que le secteur privé, y compris les banques, pourrait exploiter.

A ce titre, la ministre égyptienne de l’Environnement, Yasmine Fouad, a présenté la Stratégie nationale d’alignement de l’atténuation et de l’adaptation au changement climatique de l’à‰gypte qui repose sur cinq piliers clés. A savoir l’adoption d’une trajectoire à faible émission de gaz à effet de serre, qui se concentre sur les secteurs liés au transport renouvelable, au gaz, à l’industrie et aux déchets ; l’adaptation et la résilience des communautés ; .la protection des zones cà´tières ; l’amélioration de l’accessibilité et de la disponibilité de l’eau et la nécessité de développer des concoctions plus intelligentes et intégrées. «â€‰Pour lutter contre le changement climatique, on ne peut pas compter uniquement sur le gouvernement ni sur le secteur privé ; il faut plutà´t miser sur l’intégration entre le gouvernement, la société civile et le secteur privé », a ajouté Mme Fouad.

KM, avec AfDB

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