Le forum annuel de la Confédération générale des entreprises de Cà´te d’Ivoire (CGECI Academy) s’est ouvert ce jeudi 27 octobre 2022, à Sofitel hà´tel Ivoire, couplé avec la 2ème Rencontre des entrepreneurs francophones (REF22) réunis au sein de l’Alliance des Patronats Francophones (APF). Les travaux ont démarré en présence du vice-président de la République, Tiemoko Meyliet Koné, qui a invité les participants à réfléchir sur les politiques et stratégies susceptibles de valoriser au mieux le potentiel des entreprises africaines, tout en créant de la richesse pour tous, et de faà§on durable.
Son point de vue, c’est que « les partenariats sont donc indispensables aujourd’hui pour permettre aux entreprises africaines d’acquérir les moyens et les capacités suffisantes pour relever les défis. » Cela s’impose parce que les investissements massifs nécessaires pour atteindre ces objectifs ne peuvent être assurés par les à‰tats qui ont besoin d’un secteur privé fort et dynamique, doté des capacités financières, managériales et technologiques adéquates pour relever le défi.
C’est pourquoi Tiemoko Meyliet Koné juge d’ailleurs pertinent le thème : « Quels partenariats pour valoriser le potentiel des entreprises en Afrique? », qu’il juge approprié dans le contexte actuel des économies africaines, pour la plupart engagées dans des programmes ambitieux pour la transformation structurelle et l’émergence de l’économie.
Le président de la CGECI, Jean-Marie Aka, a interpellé la communauté économique francophone ainsi rassemblée sur le risque de stagflation qui fait désormais planer de lourdes menaces sur les économies mondiales, en lien la multiplicité des chocs au plan international et régional. Pour parvenir à surmonter ces crises, affirme le leader du Patronat ivoirien, les entreprises africaines, dont celles francophones, n’ont d’autre choix que de nouer des partenariats forts ou rénovés avec des entreprises d’autres horizons.
« Les entreprises du continent doivent changer d’échelle, monter en puissance dans les différentes chaà®nes de valeur en développant diverses formes de coopération et d’alliances pour être en mesure d’adresser le vaste marché d’un milliard trois cents millions de consommateurs potentiels qu’offre la zone de libre-échange continentale africaine (Zlecaf). Cependant, les entreprises africaines accéléreront leur croissance et leur réussite en s’alliant également aux entreprises d’autres contrées de par le monde », a-t-il soutenu.
Pour Jean-Marie Ackah, la REF22, qui mobilise à Abidjan les entrepreneurs francophones, « offre l’opportunité d’explorer les différentes possibilités de partenariats à nouer entre entreprises de l’espace francophone, ainsi que les synergies à construire entre entreprises locales et entreprises de cet espace sur des secteurs à fort potentiel comme l’agriculture, l’agro-industrie, l’économie numérique, les industries structurantes et les services. »
Il souligne l’importance pour les entreprises de l’espace francophone de transformer le vieux rêve d’un espace économique francophone intégré en réalité palpable, et de passer des partenariats déséquilibrés et léonins à des partenariats win-win. « Il ne s’agit plus simplement de sous-traitance, mais de co-traitance entre entrepreneurs se respectant mutuellement et se faisant confiance », insiste le président de la CGECI.
Edouard Amichia

