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Mis à jour : 28 juin 2026, 14:02
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Sécurité alimentaire – La GIZ recherche des solutions innovantes pour réduire les pertes post-récolte en Cà´te d’Ivoire

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La conférence et exposition hybride sur les pertes post-récolte en Cà´te d’Ivoire, organisée par la Deutsche Gesellachaft fà»r internationale Zusammenarbeit (GIZ), en collaboration avec la Société agricole allemande (DLG international GmbH), a débuté ce mercredi 7 décembre 2022, à Abidjan, hà´tel Ivoire, en présence du ministre d’Etat, ministre de l’Agriculture et du Développement durable, Kobenan Kouassi Adjoumani. Des travaux qui s’étendent sur deux jours, il est attendu des solutions techniques, innovantes, pour un meilleur stockage et la transformation des produits après les récoltes, de sorte à prolonger considérablement leur durée de conservation.

Le ministre de l’Agriculture et du Développement durable a marqué un vif intérêt pour la problématique des pertes post-récolte concernant les racines, les tubercules, les fruits et les légumes qui, suivant des études, représentent 37% de la production mondiale, soit près de 48 milliards de dollars. Il admet que le problème est crucial sur le continent africain, notamment en Cà´te d’Ivoire o๠le secteur du vivrier contribue à 14,7% au PIB et occupe plus de plus de 2500000 actifs agricoles majoritairement des femmes. Les pertes sont assez significatives pour les principales productions agricoles alimentaires de base, à savoir 30 à 40% pour la banane plantain, 10 à 20% pour le manioc, 30 à 40% pour l’igname, environ 10% pour le riz, 20% pour le maà¯s, 20 à 30% pour les légumes et 40% pour la mangue.

Après avoir identifié les facteurs endogènes et exogènes qui expliquent l’importance des pertes post-récolte, Kobenan Kouassi Adjoumani a esquissé des solutions qui passent par l’amélioration du conditionnement et des moyens de transport ; la modernisation des moyens du stockage ; l’amélioration des moyens de conservation en frais et la transformation des produits vivriers, etc. « Nous devons nous accorder, dans une synergie d’actions, pour lutter contre les pertes post-récolte », a interpellé le ministre qui précise qu’en Cà´te d’Ivoire des efforts sont faits non seulement en vue d’accroà®tre la production, mais aussi pour que toutes les productions arrivent dans l’assiette du consommateur.

Des expériences pratiques pour éviter « une double perte »

Dans ce sens, le chef du projet centre d’innovations vertes pour le secteur agroalimentaire en Cà´te d’Ivoire et coordonnateur du cluster Culture du riz, Magnus Schmidt, a indiqué que pour contribuer à réduire de faà§on significative les pertes après récoltes, la GIZ assure, dans le cadre de la chaà®ne de valeur cacao, la transformation des petites fèves en fèves enrobées et torréfiées ; la transformation des fèves défectueuses en beurre de cacao ; et la distribution de caisses de fermentation pour améliorer la qualité des fèves. Au niveau de la chaine de valeur manioc, le projet a mis en place des stratégies telles que la création de réseaux au profit des producteurs en vue de faciliter la commercialisation, l’octroi de broyeuses pour transformer le trop plein de récoltes et la remise de tricycles aux groupements coopératives pour leur faciliter le transport des récoltes vers les zones d’écoulement. La conseillère du Fonds pour la politique agricole et l’innovation du GIZ, Mme Elke Peiler, qui a séjourné plusieurs mois dans le nord de la Cà´te d’Ivoire a pu se rendre compte de « l’ampleur des pertes post-récolte réelles lorsqu’il n’y a pas de possibilité optimale de stockage, de réfrigération et lorsque le reste de l’infrastructure ne répond pas aux besoins. « Le pire, c’est que les pertes post-récolte représentent une double perte : elles entrainent non seulement une diminution de la quantité de denrées alimentaires disponibles et une perte de revenu, mais elle induit également le gaspillage des ressources naturelles utilisées pour la production comme l’eau », a ajouté Mme Elke Peiler.

Par ailleurs, au cours des travaux, les lauréats du concours de start-up ont été désignés et récompensés. Sur 16 équipes participantes, elles étaient 6 retenues pour la finale, et 4 0 être montées sur le podium. BII, une entreprise locale qui lutte contre le gaspillage, les pertes et l’insécurité alimentaire, remporte le premier prix, suivie de Magic Arcad qui est spécialisée dans la fabrication et l’installation de déshydrateurs alimentaires hybride. Le troisième prix est revenu à Edindia, industry, quI récupère les déchets liquides de manioc sur les sites de production d’attIeké et de placali pour leur donner de la valeur ; quand la start-up Nouvelle GMCB, spécialisée dans la conception mécanique et la fabrication d’équipements agroalimentaires se contente du 4e prix.

Emmanuel Akani

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