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Mis à jour : 28 juin 2026, 06:51
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Zone UEMOA – Les six Bank of Africa (BOA) cotées à  la BRVM affichent des croissances en 2022

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Les six filiales du groupe Bank of Africa (BOA) cotées à  la Bourse régionale des valeurs mobilières (BRVM) affichent de bonnes performances  tant sur le plan commercial que financier au titre de l’exercice 2022. C’est ce qui ressort de la présentation des résultats de BOA au Sénégal, au Niger, au Burkina Faso, en Côte d’Ivoire et au Mali, faite ce lundi 3 avril 2023 à  Pullman hôtel à  Abidjan, par les dirigeants du groupe bancaire panafricain, avec à  leur tête le directeur général groupe, Amine Bouabid.

Il ressort des différentes présentations que les filiales du groupe BOA ont affichées des croissances de +8,3% à  2235 milliards Fcfa pour les crédits et de +7,5%, à  3386 milliards Fcfa pour les dépôts, avec des disparités d’une banque à  l’autre. « Certaines banques ont affiché des résultats très forts, mais aucune n’affiche de mauvais résultats », souligne le banquier. Le bon point, c’est la relance en 2022 (post-COVID) de la transformation bilancielle vers plus de PME, avec une progression annuelle de +26% en nombre de dossiers et de +30% en encours.

Des performances salutaires 

En termes d’évolution du résultat net, des crédits et des dépôts, BOA Côte d’Ivoire réussit une variation respectivement de +20,6%, +28,1% et +18%. La filiale sénégalaise affiche, dans le même ordre, +17,4%, +11,6% et +22,6%. Quant aux banques du Mali et du Burkina Faso, des pays confrontés à  la montée du djihadisme et à  l’instabilité politique, elles terminent avec un résultat net de +7,8% pour l’un et de +19,9% pour l’autre ; pour les crédits, respectivement 2,5% et 11,3% ; et pour les dépôts, une contreperformance de -7,9% pour le Mali contre une hausse de 7,3% pour le Burkina Faso.

La croissance bénéficiaire cumulée des six banques a fait un bon de 20% entre 2021 et 2022, à  92,9 milliards Fcfa, permettant de maintenir un niveau élevé de de dividende de 53,5% milliards Fcfa bruts, en hausse de 23% par rapport à  l’année dernière, soit un rendement du dividende variant de 8,5% à  16,2%.

En outre, conformément aux objectifs stratégiques du groupe, les opérations de Trade se sont fortement développées elles aussi, avec des volumes en croissance de +12,6% sur l’année, pour les 6 banques cotées. Quant à  elles, les dotations nettes pour risque s’affichent en retrait de -9%, permettant de maintenir un niveau de coût de risque à  1% des encours moyens de crédits.

Un contexte difficile à  tout point de vue

Le directeur général groupe, Amine Bouabid, a précisé que les performances ainsi saluées ont été réalisées en dépit du contexte peu favorable marqué par la guerre en Ukraine qui entraine de fortes pressions inflationnistes dans le monde, y compris dans la zone UEMOA où le taux d’inflation est passé de 2 à  3% avant 2021 à  un palier de 2 à  12% selon les pays.

On note également, d’une part la hausse des taux sur le marché interbancaire, couplée à  une hausse des taux des bons du Trésor ; et d’autre part un léger ralentissement économique, qui se traduit par une baisse de la croissance du PIB des pays de la zone, à  5% environ, contre des niveaux de l’ordre de 6% avant COVID. Plus grave, on note la dégradation des fondamentaux des économies africaines, avec un niveau d’endettement élevé, de l’ordre de 60% du PIB dans la zone UEMOA, l’aggravation des déficits budgétaires et le poids du service de la dette de plus en plus important dans le budget de l’Etat.

Emmanuel Akani 

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