D’éminents investisseurs institutionnels africains et internationaux ont signé ce 4 juillet 2023, à Lomé, des accords de souscription d’actions et des lettres d’intention en vue de la première clà´ture du Fonds d’accélération pour les infrastructures (IAF ou le “Fonds”) d’Africa50, créé pour catalyser de nouveaux flux d’investissement dans le développement d’infrastructures essentielles sur le continent. Cette collaboration historique rassemble un groupe diversifié d’acteurs influents, constitué de dix-huit investisseurs institutionnels africains, notamment des fonds souverains, des institutions de financement du développement (IFD), des banques de premier plan, des fonds de pension, des gestionnaires d’actifs et des organismes de retraite, et un investisseur institutionnel international auxquels devraient s’ajouter d’autres entités lors de la première clà´ture.
La cérémonie de signature à Lomé, au Togo, qui s’est déroulée durant le Forum Infra for Africa d’Africa50, en marge de son Assemblée générale des actionnaires, est un événement sans précédent pour le continent. De fait, la mobilisation d’un nombre aussi important d’investisseurs institutionnels africains est une première pour un fonds d’infrastructure en Afrique. Elle démontre la détermination du continent à jouer un rà´le moteur, tout en forgeant des partenariats mondiaux pour stimuler sa croissance économique.
Le Fonds d’accélération pour les infrastructures d’Africa50 est un instrument essentiel qui vise à combler le déficit de financement dans le domaine des infrastructures en Afrique. Ses investissements permettront de réaliser des projets d’infrastructure transformateurs dans divers secteurs, notamment l’énergie, les transports, les télécommunications et l’eau.
S’exprimant à cette occasion importante lors de la cérémonie de signature, le Président de la Banque africaine de développement, Dr. Akinwumi A. Adesina, a précisé que «pour les investisseurs institutionnels africains, le moment est venu de changer le discours sur les investissements en Afrique. « Il est remarquable et sans précédent que 17 institutions africaines participent à une initiative aussi transformatrice pour investir dans un fonds d’infrastructure africain. Avec ce Fonds, nous positionnons le Groupe Africa50 pour qu’il joue un rà´le de premier plan en aidant à tirer parti des plus de 98 000 milliards USD d’actifs sous gestion dans le monde », a déclaré le président de la banque.
Aminu Umar-Sadiq, PDG du Nigeria Sovereign Investment Authority (NSIA), a déclaré que la priorité accordée aux infrastructures durables correspond à la stratégie du Fonds, qui vise à contribuer de manière positive à la croissance économique et au développement du continent, notamment en investissant de manière rentable, responsable et durable. « La NSIA a pour mandat clair d’apporter le développement au Nigeria et, par extension, au continent dans son ensemble. Notre investissement dans le Fonds d’accélération pour les infrastructures d’Africa50 est une opportunité d’accroà®tre notre impact sur le développement en Afrique tout en générant des rendements financiers attrayants », soutient-il.
Pour sa part, Dr. Sidi Ould Tah, Directeur Général de la Banque arabe pour le développement économique en Afrique (BADEA), qui investit également dans le Fonds, a indiqué que les investissements de la banque sont destinés à avoir un fort impact sur les économies de ses pays partenaires dans divers secteurs. Quand Serge Ekué, Président de la Banque ouest-africaine de développement (BOAD), un investisseur dans le Fonds, traduit son engagement à soutenir les projets d’infrastructure dont le continent a besoin afin de créer des opportunités pour les jeunes et de stimuler le développement économique. Pour Alain Ebobissé, Directeur général d’Africa 50, l’obtention d’engagements de la part d’investisseurs institutionnels africains aussi importants marque le début d’une nouvelle ère de collaboration et d’investissement dans le secteur des infrastructures en Afrique.
Source : Africa50

