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Mis à jour : 28 juin 2026, 09:22
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CGECI Academy 2024 : Tiemoko Meyliet Koné pointe les défis à relever pour faire de l’industrie des services un puissant facteur de compétitivité

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Le forum économique du patronat ivoirien, la CGECI Academy, s’est ouvert ce lundi 25 novembre 2024, au Sofitel Abidjan Hôtel Ivoire, sur le thème : « Quelle industrie des services pour stimuler la performance des économies africaines ? ». Le Président de la République, SEM. Alassane Ouattara, a rehaussé de sa présence cet important rendez-vous du secteur privé, auquel la présidente de l’Organisation mondiale du commerce (OMC), Ngozi Okonjo-Iweala, a pris part en tant que principale keynote.

S’exprimant pour le compte du chef de l’État, le vice-président de la République, Tiemoko Meyliet Koné, a déclaré que le développement des services peut constituer un puissant facteur de diversification et de compétitivité. « Il s’agit évidemment des services à forte valeur ajoutée comme les services financiers, les Technologies de l’Information et de la Communication, le tourisme ainsi que le commerce de détail, qui impactent significativement le PIB de nombreux pays africains tout en stimulant l’inclusion sociale », a précisé le vice-président.

Il a toutefois déploré que malgré le rôle croissant de l’industrie des services dans la performance des économies africaines, ce secteur reste confronté à de nombreux défis. Les principaux obstacles sont le manque de structuration, la prévalence notable des pratiques informelles, l’insuffisance d’infrastructures, ainsi qu’un cadre réglementaire peu développé. « Pour relever ces défis, il est impératif de développer des infrastructures modernes et adaptées, d’améliorer l’accès aux modes de financement innovants et de renforcer les compétences afin de disposer d’une main-d’œuvre plus qualifiée », a souligné Tiemoko Meyliet Koné.

Pour lui, ces mesures sont essentielles pour accroître la productivité, diversifier et accélérer la transformation structurelle des économies africaines. Il a affirmé qu’en dépit des progrès réalisés par la Côte d’Ivoire au cours de la dernière décennie, le pays a besoin de diversifier davantage son économie et de mieux la structurer afin de consolider ses bonnes performances et favoriser un développement socioéconomique plus inclusif et résilient. Le renforcement de la contribution de l’industrie des services à la compétitivité des différentes branches des économies en Afrique et au PIB national à un niveau significatif doit être un objectif prioritaire.

Le ministre du Commerce et de l’Industrie, Souleymane Diarrassouba, a assuré que l’industrie des services se développe de plus en plus en Afrique, avec une expansion considérable ces dernières années, atteignant un taux global de 46% du PIB en Afrique subsaharienne. Pour lui, les pays africains doivent prendre les mesures idoines pour renforcer le rôle crucial de l’industrie des services dans la performance et la résilience de leurs économies. À titre d’exemple, il a cité l’Ile Maurice et Singapour, pays invités, qui ont démontré que des investissements stratégiques dans les services peuvent transformer une économie insulaire en hub international.

Le président de la CGECI, Ahmed Cissé, a rendu un vibrant hommage au chef de l’État pour son attachement à l’entrepreneuriat et sa volonté d’accompagner l’édification d’un secteur privé conquérant, capable de contribuer de façon notable au développement socioéconomique de la Côte d’Ivoire. Il a souligné que, bien que les services aient connu une croissance certaine ces dernières années, leur potentiel reste sous-exploité, se concentrant principalement sur des activités à faible valeur ajoutée. Ahmed Cissé a mis en avant la capacité du secteur des services à absorber une large réserve de main-d’œuvre et à stimuler tant la croissance que l’emploi. Il a également insisté sur la nécessité d’identifier les activités porteuses et de définir des stratégies pour développer cette industrie, afin de créer de la valeur ajoutée, de la croissance et d’améliorer la résilience de l’économie.

Emmanuel Akani

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