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Mis à jour : 28 juin 2026, 14:02
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Transition numérique – Des chercheurs en action pour faciliter et accélérer la digitalisation des économies informelles africaines

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Le colloque international et interdisciplinaire intitulé « Trajectoires sociales à l’ère de la digitalisation des économies informelles en Afrique urbaine », organisé conjointement par l’Université FHB de Cocody et l’Université catholique de Louvain (Belgique), a débuté ce mercredi 15 mai 2025 à l’Amphi A du district. Cette rencontre scientifique, qui se poursuit jusqu’au 16 mai 2025, bénéficie du soutien de plusieurs partenaires, dont le bureau de l’Organisation internationale du travail (OIT) en Côte d’Ivoire.

Ce colloque rassemble une cinquantaine de conférenciers, panélistes et communicants issus de divers pays et disciplines. Son objectif principal est de fournir à la communauté scientifique des données de haut niveau sur l’évolution des économies informelles face à la transformation numérique.

Pr Jean-Jacques Maomra Bogui, président du comité d’organisation et Responsable du Pôle de Recherche en Sciences de l’Information et de la Communication (PRSIC) du Laboratoire des sciences de la communication, des arts et de la culture (LSCAC), a salué la collaboration entre les universités et les organisations internationales qui s’intéressent à la question de la digitalisation des économies informelles en Afrique.

« La digitalisation de l’économie informelle n’est pas une utopie : elle est déjà en marche sur le continent. Grâce à ses nombreux atouts, l’Afrique peut devenir un leader mondial de l’inclusion numérique informelle », a-t-il déclaré, fixant ainsi le cadre de la réflexion.

Dans le même élan, M. Jean Marie Kagabo, représentant de Mme Ndeye Coumba Diop, Directrice du bureau pays Afrique de l’OIT, a insisté sur la rapidité de la transformation numérique et son impact sur l’informalité. « 84 % de l’emploi en Afrique est informel, un chiffre encore plus élevé pour les femmes (88,2 %) par rapport aux hommes (81,4 %). Cette proportion est particulièrement marquée en Afrique subsaharienne (87 %), contre 69 % en Afrique du Nord », a révélé M. Kagabo.

Numérisation et équité : entre opportunités et défis

Face à cette réalité, la transition vers la formalisation est cruciale. Cependant, il précise que « lutter contre l’informalité ne signifie pas marginaliser les acteurs informels, mais les intégrer dans une économie plus inclusive et équitable. » Si la digitalisation apporte des avantages considérables, elle peut aussi creuser des inégalités, notamment pour les femmes, les jeunes, les travailleurs peu qualifiés et les populations rurales. C’est pourquoi l’encadrement de la transformation numérique par des politiques inclusives est indispensable pour garantir une économie numérique équitable et favoriser un travail décent, au cœur du mandat de l’OIT.

Le représentant du ministre de l’Emploi et de la Protection sociale, l’inspecteur Coulibaly Kassoum, a réaffirmé l’engagement de l’État ivoirien à renforcer les initiatives visant à faire de la transition numérique un levier de transformation et de croissance, à travers la mise en œuvre de la stratégie nationale intégrée de formalisation.

Au cours du colloque, les échanges permettront notamment de dresser un état des lieux des innovations numériques dans les économies informelles africaines et des nouveaux métiers liés à la digitalisation. Les travaux, à proprement parler, ont débuté par une conférence inaugurale prononcée par le Pr Katrien Pype, du département d’anthropologie sociale et culturelle de l’université KU Leuven (Belgique), sur le thème : « Perspectives anthropologiques sur les économies numériques informelles. »

Emmanuel Akani

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