Prévue du 29 septembre au 3 octobre à Cape Town, la conférence African Energy Week (AEW) se tiendra dans un contexte marqué par des prévisions de croissance énergétique mondiale. Cette édition qui se tient autour du thème : Invest in African Energies réunit à nouveau les décideurs clés du secteur, dans un moment stratégique pour l’Afrique.
Le secrétaire général de l’International Energy Forum (IEF), Jassim Alshirawi, figure parmi les intervenants de haut niveau. L’IEF, qui représente plus de 90 % de l’approvisionnement mondial en pétrole et en gaz, est reconnu pour son rôle de médiateur dans les discussions mondiales sur les marchés énergétiques. Axée sur la sécurité énergétique, la transparence des données et la transition énergétique, l’organisation offre depuis plus de 30 ans une plateforme neutre de dialogue entre pays producteurs et consommateurs.
Face à la réalité du continent, où plus de 600 millions de personnes n’ont pas accès à l’électricité et 900 millions à des solutions de cuisson propres, de nombreux pays africains défendent une transition énergétique inclusive, valorisant les ressources locales comme le pétrole et le gaz à faibles émissions de carbone. Dans cette logique, le rôle d’acteurs tels que l’IEF devient central pour formuler des stratégies adaptées à la spécificité africaine.
Dans ses comparaisons récentes entre les prévisions de l’OPEP et de l’AIE, l’IEF met en évidence des divergences significatives : pour 2025, l’OPEP prévoit une hausse de la demande mondiale de pétrole de 1,3 million de barils par jour, contre 0,7 million selon l’AIE. Pour 2026, les prévisions tablent respectivement sur 1,3 million et 720 000 bpj. Ces écarts illustrent la complexité du marché et soulignent l’importance de forums comme l’AEW pour harmoniser les perspectives et les stratégies.
L’Afrique, riche en ressources énergétiques, joue un rôle croissant dans les chaînes d’approvisionnement mondiales. Des pays comme le Nigeria, l’Angola, la Libye ou la République du Congo intensifient leur production de pétrole et de gaz, explorant de nouveaux projets. Parallèlement, des marchés émergents tels que la Namibie, la Côte d’Ivoire, le Zimbabwe, l’Afrique du Sud ou l’Ouganda mènent des campagnes ambitieuses d’exploration pour devenir des producteurs majeurs.
L’avenir énergétique africain ne repose pas uniquement sur les hydrocarbures. Le continent se positionne aussi sur les technologies vertes comme l’hydrogène vert, le solaire ou l’éolien, afin de diversifier son mix énergétique et améliorer durablement l’accès à l’énergie.
Source : African Energy Chamber

