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Mis à jour : 28 juin 2026, 12:31
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Gouvernance migratoire : l’OIT accompagne le processus vers un travail décent pour les migrants agricoles en Côte d’Ivoire

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Un atelier de validation des résultats de l’étude mixte sur les conditions de travail et de recrutement des travailleuses et travailleurs migrants dans le secteur agricole en Côte d’Ivoire s’est tenu le vendredi 12 septembre 2025 à l’hôtel Azalaï d’Abidjan. Organisé à l’initiative de l’Organisation internationale du travail (OIT), en collaboration avec le ministère de l’Emploi et de la Protection sociale, cet atelier s’inscrit dans le cadre du projet AGRIDOM de l’OIT. Il a réuni, dans une approche participative, une quarantaine d’acteurs institutionnels, de partenaires sociaux et d’agences des Nations unies telles que l’OIM, ONU Femmes, la FAO, le PNUD et l’UNICEF. L’objectif était de présenter les résultats de l’étude et de recueillir les contributions des parties prenantes en vue de leur intégration dans le document final.

Selon Mme Noelly Kotty, coordonnatrice nationale du projet AGRIDOM, représentant Mme Ndeye Coumba Diop, directrice pays du Bureau international du travail (BIT) pour la Côte d’Ivoire, cette initiative vise à renforcer la gouvernance de la migration de main-d’œuvre dans le secteur agricole et à améliorer les conditions de travail et de rémunération des travailleurs migrants, conformément au protocole de la CEDEAO et aux normes internationales du travail. « Le projet met l’accent sur la rémunération équitable et un accès accru au travail décent, en s’appuyant sur les réformes politiques et réglementaires, notamment la mise en conformité des législations nationales avec les normes internationales du travail, en l’occurrence les conventions 97 et 143 de l’OIT pour la protection des travailleurs migrants, ainsi que les conventions 181 et 189 pour les travailleurs domestiques », a-t-elle précisé. L’atelier a ainsi permis de coconstruire une vision partagée des réalités du terrain et de valider les résultats de l’étude, sous réserve des ajustements nécessaires pour en garantir la pertinence et la faisabilité.

Prenant la parole au nom du ministre de l’Emploi et de la Protection sociale, Me Adama Kamara, la directrice de l’Inspection du Travail, Mme Marie Rose Messou, a souligné l’importance capitale de cette étude, qui « met en lumière la réalité du vécu des travailleurs migrants, identifie les bonnes pratiques mais aussi les difficultés qu’il convient de corriger ». Elle a réaffirmé l’engagement de l’État ivoirien à mettre en place un dispositif national de migration de la main-d’œuvre coordonné, inclusif et efficace. Dans ce cadre, la Côte d’Ivoire bénéficie de l’appui technique et financier de partenaires tels que l’OIT, notamment à travers le projet AGRIDOM, qui vise à renforcer la gouvernance de la migration de main-d’œuvre dans les secteurs agricole et domestique.

Mme Messou a encouragé les participants à formuler des recommandations concrètes, en vue de la mise en œuvre de mécanismes opérationnels de protection des droits et d’accès à des conditions de travail sûres et équitables pour tous les travailleurs migrants du secteur agricole.

Selon le troisième rapport de l’Union africaine sur les statistiques des migrations de main-d’œuvre en Afrique, les migrants représentaient près de 10 % de la population ivoirienne en 2019. Aujourd’hui encore, le secteur agricole demeure le principal pourvoyeur d’emplois pour ces travailleurs, originaires principalement des pays limitrophes tels que le Mali et le Burkina Faso. En effet, 39 % des migrants travaillent dans l’agriculture, contre 23 % dans le commerce et 6 % dans l’industrie.

Emmanuel Akani 

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