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Mis à jour : 28 juin 2026, 14:02
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30e Conférence des Parties (COP30) : Des États fragiles dénoncent au Brésil leur exclusion du financement climatique

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Le président de la COP30, André Corrêa do Lago, a affirmé que la conférence devait placer « les personnes au centre » de l’action climatique. Pourtant, un réseau d’États fragiles estime que plus d’un milliard de personnes parmi les plus vulnérables restent exclues des financements destinés à l’adaptation.

Le Réseau pour un accès amélioré et équitable au financement climatique, créé en 2024 et regroupant dix pays en situation de fragilité (dont le Burundi, la Somalie et la Papouasie-Nouvelle-Guinée), dénonce un système qui ne répond pas aux besoins des populations exposées aux conflits et aux crises humanitaires. En 2022, ces pays n’ont reçu que 10 % du financement climatique mondial, malgré leur forte vulnérabilité.

Les obstacles sont nombreux : procédures complexes, délais longs et manque de flexibilité des instruments financiers. « Il est souvent plus facile d’obtenir de l’aide humanitaire que des financements climatiques », a souligné le ministre somalien de l’Environnement, Bashir Mohamed Jama, rappelant que son pays reçoit chaque année 1,1 milliard de dollars d’aide humanitaire, contre seulement 300 millions de financements climatiques, soit moins de 1 % des besoins.

Alors que les négociations de la COP30 visent à mobiliser 1,3 billion de dollars supplémentaires, le Réseau appelle à une réforme des mécanismes d’allocation pour que les fonds atteignent réellement les populations les plus exposées. « L’ambition est louable, mais elle doit aussi garantir que les financements existants parviennent à ceux qui en ont le plus besoin », a insisté Mauricio Vazquez, expert d’ODI Global.

Les Nations unies rappellent que le changement climatique amplifie les tensions et les déplacements dans les zones fragiles. « Il est plus facile de débloquer des financements après les catastrophes que d’investir pour les prévenir », a résumé Jama. Pour Asif R. Khan, responsable du Mécanisme Climat-Sécurité à l’ONU, la réponse doit combiner adaptation climatique, consolidation de la paix et développement, avec des financements adaptés à la réalité du terrain.

À Belém, l’adaptation climatique figure au cœur des discussions, avec l’Objectif mondial d’adaptation. Les donateurs, comme l’Irlande, insistent sur la nécessité de « mettre en avant les plus laissés-pour-compte » et de bâtir un avenir où paix, sécurité et durabilité avancent ensemble.

Moussa Koné

Source : ODI Global

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