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Mis à jour : 28 juin 2026, 07:52
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Amélioration de la productivité en Afrique : l’IA pourrait générer 1 000 milliards de dollars de PIB supplémentaire d’ici 2035, selon un rapport de la BAD

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Un nouveau rapport de la Banque africaine de développement (BAD), élaboré dans le cadre du Groupe de travail du G20 sur la transformation numérique, met en lumière le potentiel considérable de l’intelligence artificielle (IA) pour accélérer la croissance économique du continent africain. Intitulé « Africa’s AI Productivity Gain : Pathways to Labour Efficiency, Economic Growth and Inclusive Transformation », le document présente une analyse approfondie des opportunités offertes par l’IA pour stimuler la productivité et favoriser une transformation inclusive.

Réalisée par le cabinet de conseil Bazara Tech, l’étude estime qu’un déploiement inclusif et maîtrisé de l’IA pourrait générer jusqu’à 1 000 milliards de dollars de PIB supplémentaire d’ici 2035, soit près d’un tiers de la production économique actuelle de l’Afrique. Cette projection repose sur plusieurs atouts majeurs : la montée en puissance des capacités numériques, une démographie jeune et dynamique, ainsi que des réformes sectorielles déjà engagées dans de nombreux pays. Autant de facteurs qui positionnent l’Afrique comme l’une des régions les plus prometteuses au monde pour une croissance portée par l’IA.

Le rapport souligne que les gains de productivité ne seront pas uniformément répartis, mais concentrés dans cinq secteurs stratégiques : l’Agriculture (20 %), le Commerce de gros et de détail (14 %), l’Industrie manufacturière et l’Industrie 4.0 (9 %), la Finance et l’inclusion financière (8 %) et la Santé et les sciences de la vie (7 %). À eux seuls, ces secteurs devraient capter 58 % des gains totaux, soit environ 580 milliards de dollars d’ici 2035. Ils se distinguent par leur poids économique, leur capacité d’adoption rapide des technologies d’IA et leur potentiel pour favoriser un développement plus inclusif.

« Ce rapport définit les actions clés et identifie les domaines sur lesquels la mise en œuvre initiale devrait se concentrer », a déclaré Nicholas Williams, chef de la division des Opérations TIC à la BAD. « La Banque est prête à investir pour soutenir ces actions. Nous comptons sur le secteur privé et les pouvoirs publics pour utiliser ces investissements afin d’atteindre les gains de productivité identifiés et de créer des emplois de qualité. »

Selon le document, la réussite de l’Afrique dans l’adoption de l’IA repose sur cinq piliers interdépendants : les données, la puissance de calcul, les compétences, la confiance et le capital. Des données fiables et interopérables constituent la base des systèmes d’IA. Une infrastructure informatique robuste permet leur déploiement à grande échelle. Une main-d’œuvre qualifiée est indispensable pour développer et maintenir ces technologies. La confiance, soutenue par des cadres réglementaires adaptés, conditionne leur adoption. Enfin, des investissements suffisants sont nécessaires pour réduire les risques liés à l’innovation et accélérer la mise en œuvre.

Le rapport propose également une feuille de route en trois phases pour préparer le continent à l’ère de l’intelligence artificielle : Phase de démarrage (2025-2027), Phase de consolidation (2028-2031) et Phase de passage à l’échelle (2032-2035).

« La réalisation des premières étapes d’ici 2026 lancera la dynamique de l’IA en Afrique », a affirmé Ousmane Fall, directeur du développement industriel et commercial à la BAD. « Le défi de l’Afrique n’est plus de savoir quoi faire, mais de le faire au moment opportun. »

À travers cette analyse, la BAD appelle à une mobilisation coordonnée des gouvernements, du secteur privé et des partenaires techniques pour transformer le potentiel de l’IA en moteur concret de croissance, d’efficacité et d’inclusion sur l’ensemble du continent.

Edouard Amichia

Source : Groupe de la Banque africaine de développement

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