Alors que l’autoroute Lagos-Dakar et la boucle ferroviaire Ouest africaine sont en quête de financements, le président Sénégalais Macky Sall plaide pour le développement du chemin de fer en Afrique. Monsieur Sall a fait ce plaidoyer ce matin à Abidjan à l’occasion de la deuxième Conférence internationale pour l’émergence en Afrique qui s’est ouverte ce mardi dans la capitale Ivoirienne.
Arrivé à Abidjan pour participer à la cérémonie officielle d’ouverture de la deuxième Conférence internationale pour l’émergence de l’Afrique (CIEA), Macky Sall a plaidé ce mardi pour le développement du chemin de fer dans la sous-région ouest africaine.
« La route a une portée limitée mais le vrai développement passera par le chemin de fer », a fait savoir le président Sall devant ses homologues Africains, Alassane Ouattara, Alpha Condé et Ellen Johnson-Sirleaf.
Et le président Sall d’ajouter que « la marche vers l’émergence requiert une bonne cadence surtout la persévérance. Ce sont des pratiques à remettre en cause, des pratiques dogmatiques à changer ».
A l’image du Sénégal
Le chef de l’Etat sénégalais qui a mis le cap sur les infrastructures en 2019, la fin de son premier mandant, a aussi exprimé ce matin son optimiste quant à l’avenir du berceau de l’humanité en ces termes : « Notre continent est sur la bonne voie, le défi s’est de rendre cette dynamique irréversible ».
Depuis son arrivée au pouvoir en 2012, le quatrième président Sénégalais a lancé de nombreux projets d’infrastructure. Après avoir sorti de terre « l’échangeur de l’émergence », un pont de 8 milliards de Ffca, le tombeur de Wade s’est attaqué à d’autres chantiers. Le dernier en date dans le domaine des infrastructures terrestres et non moins important, le Train express régional (TER). Un projet de transport ferroviaire au Sénégal qui vise à relier pour 2019 la capitale, Dakar, au futur Aéroport international Blaise-Diagne en 45 minutes soit un trajet de 57 km avec 14 gares intermédiaires.

