La compagnie de téléphonie Orange Côte d’Ivoire a enregistré une perte de « près de deux milliards FCFA d’équipements » dans l’incendie de l’’un de ses centres techniques au Plateau (centre des affaires) le 30 avril, a affirmé lundi à Abidjan le directeur général, Mamadou Bamba, lors d’une conférence de presse.
« Près de deux milliards FCFA d’équipements sont partis en fumée », a dit M. Bamba qui a ajouté que « Orange Côte d’Ivoire a porté plainte devant le procureur de la République et l’enquête a été confiée à la Police nationale, notamment à la Direction de l’informatique et des traces technologiques (DITT) ».
« Les premiers résultats de l’enquête menée par nos experts avec constat d’huissier ont rapidement démontré qu’il ne s’agissait pas d’un départ de feu accidentel », a-t-il poursuivi, relevant que « plusieurs câbles électriques (ont) été sectionnés sans doute à l’aide de pinces coupantes » et « une échelle a également été retrouvée au même endroit ».
Selon le directeur général, « 300 ingénieurs et techniciens » sont à pieds d’œuvre « pour la reconnexion de plus de 400.000 soudures nécessaires au rétablissement du réseau », suite à cet « acte criminel ».
Le directeur du digital et des technologies, Didier Kla, a pour sa part évalué le « taux de remontée des services impactés » à « 85% », face à la presse.
Déclaré le 30 avril aux environs de 5h30, cet incendie a entraîné « des disfonctionnements importants, allant de lenteurs fonctionnelles à l’indisponibilité totale » de certains services de la compagnie.
« Ce périmètre névralgique héberge des installations stratégiques depuis plusieurs décennies. Nous parlons de milliers de connexions reliant notre pays au continent africain et au reste du monde », a expliqué M. Bamba, avant de rappeler que l’entreprise « est fréquemment victime de nombreux actes de sabotage et de vol ».
Il a par ailleurs évoqué le « renforcement drastique (des) différents dispositifs de sécurité, le contrôle biométrique des visiteurs, le renforcement des équipes de sécurité et le renforcement de la vidéosurveillance ».
MYA

