Abidjan abrite, pour la deuxième fois consécutive, la Conférence sur l’investissement touristique et hà´telier en Afrique francophone. Avant cette rencontre internationale co-organisée par Horwath, Proparco et Radisson Hotel Group, avec le soutien de Gassim, le ministre du Tourisme, Siandou Fofana, a – dans une interview – les attentes de l’Etat ivoirien. Il est persuadé que l’événement contribuera à développer le secteur, parce qu’il s’agit du rendez-vous des financeurs et des acteurs de la chaà®ne de valeur : groupes hà´teliers, cabinets d’ingénierie, promoteurs immobiliers, sociétés d’aménagement, cabinets d’avocats, conseillers financiers… « Les différentes table-rondes qui s’y tiendront donneront l’occasion de présenter des opportunités et de renforcer les intérêts privés. De nombreuses solutions pour lever les différents obstacles au développement d’un projet touristique y seront traitées », a déclaré le ministre.
« La conférence d’Abidjan permettra également des synergies entre différents porteurs de projets à l’échelle de la sous-région. Les destinations ouest-africaines ont besoin de se challenger pour bénéficier ensemble des retombées du tourisme. Les bonnes performances du Sénégal en matière de tourisme de loisirs bénéficient ainsi à toute l’Afrique de l’Ouest. Les réussites doivent être étendues sur l’ensemble des économies, et nous devons faire en sorte que le positionnement de nos destinations soit complémentaire », a-t-il ajouté. Selon ses explications, par rapport à la taille de sa population et à sa superficie, l’Afrique accueille aujourd’hui trop peu de touristes, alors que potentiel de croissance est encore énorme.
S’appuyant sur les statistiques de l’Organisation mondiale du tourisme (OMT), Siandou Fofana s’est réjoui que les arrivées touristiques de la Cà´te d’Ivoire n’aient cessé de croà®tre ces dernières années. Le pays occupe même une position avantageuse par rapport à d’autres destinations africaines, même si elle peut encore s’améliorer.
Un résultat obtenu grà¢ce à la tenue du Salon International du Tourisme d’Abidjan et des différentes actions de communication menées par le département ministériel qui se traduisent par un engouement progressif pour la destination Cà´te d’Ivoire. « Nous attendons des retombées d’ordre territorial, économique et social. A l’échelle du continent, le Rwanda peut constituer un exemple inspirant. Ainsi, nous voulons encourager le développement territorial en dehors d’Abidjan, afin de désengorger la capitale économique et développer le tourisme dans les villes secondaires. Cette approche apportera une dynamique nouvelle à l’intérieur du pays », souligne le ministre.
Il soutient que le tourisme, aujourd’hui 3ème secteur exportateur du pays, peut devenir un véritable relais de croissance économique, et une solution pour équilibrer la balance commerciale du pays. Le secteur compte à ce jour 650 000 emplois, et 230 000 emplois supplémentaires pourront être créés d’ici 2025.
Emmanuel Akani

