Lors du lancement du Programme de renforcement de la gouvernance et de la gestion des établissements publics nationaux (PRGG-EPN 2026), ce lundi 29 juin 2026 à Novotel Marcory, la ministre du Portefeuille de l’État et des Entreprises publiques, Mariatou Koné, a exposé sa vision et ses attentes. Elle a rappelé que « la bonne gouvernance et la modernisation de l’État sont des priorités nationales », inscrites dans le pilier numéro 6 du Plan national de développement 2026-2030.
Cinq réformes structurent la feuille de route du ministère. La première est la révision du cadre législatif et réglementaire applicable aux EPN, afin de clarifier les modalités de tutelle et d’harmoniser les statuts. La deuxième consiste en une analyse stratégique de l’environnement des EPN, destinée à identifier les leviers susceptibles de renforcer leur efficacité et leur complémentarité.
La troisième réforme porte sur la refonte et la professionnalisation des organes délibérants, avec l’élaboration d’une charte de gouvernance commune. La quatrième instaure des contrats pluriannuels d’objectifs et de performances entre l’État et les EPN, traduisant les orientations publiques en engagements opérationnels assortis d’indicateurs précis.
Enfin, la cinquième réforme engage la transformation numérique du pilotage des établissements publics nationaux, à travers le déploiement progressif du portail e.EPN, destiné à moderniser la coordination, renforcer la transparence et optimiser la gestion.
. « Toutes ces réformes forment un ensemble cohérent au service de même objectif, celui de faire des EPN, des institutions modèles de gouvernance publique », a déclaré la ministre. Elle a ajouté que c’est dans dynamique que s’inscrivent le programme de renforcement de la gouvernance et de la gestion à l’attention des établissements publics nationaux (PRGG-EPN) et la plateforme numérique e.EPN.
Le directeur général des EPN, Daouda Kamagaté, a souligné que « ce programme répond à une double exigence : former des dirigeants à la hauteur des responsabilités de la nation et contribuer, à travers eux, à accroître l’impact de l’action publique ». La formation, dispensée par l’INAD-CI, a déjà permis de former 109 dirigeants et s’élargit désormais aux présidents et membres des organes de gouvernance. Mme Zunon Kipré, présidente de l’INAD-CI, a réaffirmé l’engagement de son institution à accompagner la DGEPN dans son ambition de transformer les EPN en « véritables leviers de développement national qui allègent significativement la charge de l’État ».
Le directeur général Daouda Kamagaté s’est engagé à inscrire le PRGG-EPN dans la durée, annonçant qu’avec les travaux, les semaines à venir seront pour les dirigeants d’EPN « un temps de réflexion et de partage pour l’élaboration d’une feuille de route. » Il a insisté que l’objectif du programme est de doter les dirigeants d’EPN des outils, des compétences et de la posture managériale indispensables à l’exercice d’une gestion performante, transparente et résolument orientée vers les résultats.
Avec plus de 120 établissements publics nationaux représentant 4,6 % du budget national, soit 778 milliards de francs CFA en 2026, le PRGG-EPN s’impose comme un instrument clé de modernisation, de performance et de transparence au service du développement humain durable de la Côte d’Ivoire.
Emmanuel Akani







