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Mis à jour : 15 août 2026, 12:37
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Face aux changements géopolitiques : La Conférence économique africaine 2026 explore les voies d’une Afrique plus influente

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Les défis communs des pays africains requièrent de leur part une action collective pour façonner leur propre avenir dans un monde multipolaire : c’est l’état d’esprit qui a prévalu lors de la Conférence économique africaine (AEC) 2026 à Abidjan, en Côte d’Ivoire, du 10 au 12 juillet 2026, au siège du Groupe de la Banque africaine de développement, autour du thème : « Renforcer l’action géopolitique et la résilience commerciale de l’Afrique dans un monde multipolaire ».

Organisée conjointement par le Groupe de la Banque africaine de développement, le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD) et l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE), cette édition a rassemblé, des économistes de premier plan, des chercheurs, des responsables politiques ainsi que des experts issus d’institutions régionales et internationales de développement.

  1. Souleymane Diarrassouba, ministre du Plan et du Développement et gouverneur de la Banque pour la République de Côte d’Ivoire, a invité à une réflexion sur la place du continent face aux changements géopolitiques. « L’Afrique ne peut plus se contenter d’être un simple réservoir de matières premières. Nous devons être considérés comme un acteur majeur des chaînes d’approvisionnement, un pôle d’industrialisation, capable de défendre ses intérêts au sein de la gouvernance économique internationale », a-t-il plaidé.

Face à des défis qui commandent de transformer la réflexion en action, le président de la Banque africaine de développement, Dr Sidi Ould Tah a déclaré : « Pendant des décennies, les débats sur l’Afrique ont souvent porté sur la dépendance, la vulnérabilité et l’adaptation. Aujourd’hui, nous devons mettre l’accent sur l’autonomie, la résilience, la compétitivité et l’influence. L’autonomie géopolitique de l’Afrique se mesurera à sa capacité à négocier en position de force, à définir les règles du jeu, à traduire son intérêt collectif en action collective et, en fin de compte, à influencer les résultats. »

A la suite du président de la Banque Ould Tah, Mme Ahunna Eziakonwa, sous-secrétaire générale, directrice du Bureau régional pour l’Afrique du PNUD a déclaré : « Le monde est en train d’être réécrit. Le rôle de l’Afrique n’est plus de s’adapter aux règles imposées par d’autres, mais de contribuer à définir les règles de demain. Notre influence géopolitique ne nous sera pas accordée, nous devrons la mériter grâce à des institutions plus solides, à une intégration régionale plus poussée, à un commerce résilient et au courage d’agir ensemble. C’est lors de cette conférence que les idées se transforment en atout stratégique pour l’Afrique. »

Il ne s’agit plus de compter sur l’aide au développement mais de mieux l’utiliser et redéfinir un nouveau partenariat pour le développement a souligné M. Mathias Cormann, secrétaire général de l’Organisation de coopération et de développement économiques dans son intervention.

« Pour de nombreux pays partenaires, l’aide n’est plus une source de financement fiable ni en croissance. C’est une réalité qui donne à réfléchir, mais elle doit renforcer — et non affaiblir — notre détermination. Nous devons préserver et privilégier l’aide publique au développement là où elle est le plus nécessaire, tout en mobilisant des volumes bien plus importants de financements pour le développement provenant de toutes les sources », a ajouté Pilar Garrido, directrice de la coopération internationale pour le développement à l’OCDE.

Source : Banque africaine de développement

 

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