Les services du ministre du Patrimoine, du Portefeuille de l’Etat et des Entreprises publiques, Moussa Sanogo, tiennent à apporter des précisions suite aux déclarations de l’ancien Président du Conseil de Gestion du Fonds de Développement de la Formation Professionnelle (FDFP), Joël N’guessan, lors d’une interview avec Web TV de l’Intelligent d’Abidjan datant du 18 avril 2024.
Dans cet entretien, l’ancien ministre a formulé des accusations à l’encontre du Premier Ministre Patrick Achi et du Ministre Moussa Sanogo, leur prêtant d’avoir protégé Monsieur Ange Leonid Barry Battesti, ex-Secrétaire Général du FDFP dont ils seraient ‘’mentors’’ et qui aurait été coupable de détournements de deniers publics.
Dans un communiqué publié le 14 mai 2024, les services du ministre précisent que le rôle du Ministère du Budget et du Portefeuille de l’Etat n’a consisté, à travers une lettre de son Directeur de Cabinet, qu’à inviter le président d’alors du Conseil de Gestion du FDFP à se conformer aux textes règlementaires en vigueur. « Aucune recommandation particulière, soulignent-ils, n’avait été formulée à l’endroit de la Présidence de la République. C’est plutôt le spectacle déplorable que donnait dans la presse les interventions intempestives des responsables du FDFP qui a certainement valu leur suspension. »
Le communiqué insiste que dans un pays organisé comme se veut la Côte d’Ivoire, la nomination et la cessation des activités des responsables de structures obéissent à des règles et procédures. En particulier, pour le FDFP dont le Secrétaire Général est nommé par décret, ces règles sont notamment retracées dans la loi n°2020-627 du 14 août 2020 fixant les règles générales relatives aux Etablissements Publics Nationaux.
En la matière, souligne les services du ministre Moussa Sanogo, les décisions et orientations des Conseils de Gestion sont prises par le Conseil de gestion. Or, Monsieur Joël N’guessan, alors président du Conseil de Gestion du FDFP, passant outre le Conseil et sans aviser les Autorités de tutelle, avait pris des décisions non conformes aux textes en vigueur, car ne respectant pas les procédures fixées.
Au demeurant, le Ministre Moussa SANOGO ne connaissait pas l’ancien Secrétaire Général du FDFP, dont il serait l’un des ″mentors″, avant sa nomination au FDFP. « En revanche, plusieurs audiences ont été accordées par le Ministre Moussa Sanogo au Président du Conseil de Gestion du FDFP, Joël N’guessan, qui a toujours été reçu avec égard et considération », note le communiqué.
Les services du ministre Moussa Sanogo regrettent les propos de l’ancien ministre et rappellent que les hautes fonctions imposent un devoir de réserve. « Il serait souhaitable que chacun puisse y veiller en vue d’éviter d’injustement exposer certaines personnalités de la République », l’interpellent-ils.
Par ailleurs, ils font remarquer que l’évolution des classements internationaux de la Côte d’Ivoire concernant la lutte contre la corruption témoigne éloquemment des efforts déployés en la matière. « Notre pays est passé, au niveau de l’indice de perception de la corruption de Transparency International, de la 130ème place en 2012 à la 103ème place en 2017, puis à la 99ème place en 2022, soit un gain de 31 places en une décennie. Naturellement, notre rang actuel montre que beaucoup reste à faire. Mais, il ne peut être occulté le fait que beaucoup ait été fait », précise le communiqué.
Emmanuel Akani

