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Mis à jour : 28 juin 2026, 03:45
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Assurance auto : L’ASACI agit pour un règlement plus rapide et juste des sinistres corporels

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L’Association des sociétés d’assurances de Côte d’Ivoire (ASACI) s’attaque aux défis persistants liés à un règlement plus rapide, équitable et humain des sinistres corporels. À cet effet, elle a organisé, le vendredi 5 juillet 2025, un séminaire à la Maison de l’Entreprise, au Plateau, consacré à la gestion des sinistres relevant de l’assurance Responsabilité Civile automobile.

« Trop souvent, les victimes d’accidents de la circulation se retrouvent confrontées à des délais excessifs, des procédures complexes et un manque de coordination entre les parties prenantes », a déploré le président de l’ASACI, M. Mamadou G.K. Koné. Il importait donc de créer un cadre d’échange réunissant assureurs, régulateurs, forces de l’ordre, professionnels de santé, juristes et associations de consommateurs, afin de poser un diagnostic clair et de proposer des solutions concrètes.

Le président de l’ASACI a insisté sur la nécessité d’identifier les principaux points de blocage — qu’ils soient administratifs, techniques, juridiques ou médicaux — et de réfléchir collectivement à des solutions durables. Il a également soulevé la question des sinistres en souffrance, dont la résorption est essentielle pour restaurer la crédibilité du secteur auprès du public. « La qualité de l’indemnisation est l’un des premiers indicateurs de confiance dans l’assurance. Il y va de notre légitimité sociale et de la modernisation de notre industrie », a lancé M. Koné.

Le directeur de l’Assurance, M. Issouf Traoré, dont la présence traduisait le soutien du directeur général du Trésor et de la Comptabilité publique, a rappelé que cette problématique avait déjà été abordée en 2006 à Grand-Bassam, lors d’un séminaire. Il a salué l’initiative de l’ASACI, qui œuvre à sensibiliser et à renforcer les capacités de ses membres dans le traitement des dossiers de sinistres corporels.

Le premier panel a dressé un état des lieux préoccupant. M. Léandre Kouassi, responsable technico-commercial chez Atlantique Assurances, a indiqué que les sinistres automobiles représentent en moyenne 30 % de la charge totale du marché ivoirien de l’assurance. Mais cinq ans après leur survenue, de nombreux sinistres qui auraient dû être clôturés restent encore non liquidés. « Tous les sinistres RC Auto ne sont pas réglés dans un délai de cinq ans. Le taux de règlement à la cinquième année est de 63,10 %, seules trois compagnies dépassant les 75 %. Le taux le plus élevé est de 92,27 %, le plus faible de 39,37 % », a précisé M. Patrice Kouassi, chef de la brigade de contrôle des sociétés d’assurance à la direction de l’Assurance.

Face à cette situation, il a rappelé les mesures mises en place pour garantir le respect des droits des assurés, notamment un accompagnement renforcé des compagnies, mais aussi des sanctions administratives et pécuniaires de plus en plus strictes à l’encontre des assureurs. Il a mis l’accent sur la récente réforme du dispositif légal, qui modifie les délais (PV, prescription, certificat médical, etc.) et introduit dans la chaîne le Fonds de garantie automobile (FGA), lequel prend désormais en charge les frais médicaux de toutes les victimes d’accidents de la route admises dans les urgences des hôpitaux publics.

Concernant les causes du non-règlement des sinistres, le panel a particulièrement pointé le manque de personnel dédié au traitement des dossiers et le déficit de volonté de certaines directions générales, qui nuisent à l’image du secteur.

Des recommandations ont été formulées pour chaque acteur de l’écosystème, afin de mettre en place un processus de règlement des sinistres corporels plus équitable, plus rapide et mieux coordonné.

Emmanuel Akani

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