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Mis à jour : 28 juin 2026, 13:01
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Business forum 2022 – Les Etats et les banques invités à accompagner les partenariats d’affaires entre entreprises africaines et européennes

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Le Business forum Afrique-Union européenne qui s’est tenu les 16 et 17 juin à Sofitel hà´tel Ivoire Abidjan, a refermé ses portes sur de bonnes notes. Les travaux ont été marqués par la signature de deux protocoles d’accord : l’un entre le Mouvement des entreprises de France Internationale (MEDEFI) et l’Union des Organisations Patronales du Sahel (UPAS) ; et l’autre entre la Confédération Générale des Entreprises de Cà´te d’Ivoire (CGECI) et la Banque Publique d’Investissement de France (BPI).

A la clà´ture des travaux, Dr Vaflahi Méité, qui représentait la ministre des Affaires étrangères, de l’Intégration africaine et de la Diaspora, a indiqué que « l’Afrique doit prendre le Business forum comme une opportunité pour renforcer ses relations économiques et commerciales avec l’Union européenne. » Directeur général de la diplomatie économique au sein du ministère, il pense que « c’est à nous de faire en sorte que nous puissions, de faà§on structurelle, transformer nos économies pour que nous soyons compétitifs sur le marché européen qui pour nous un gros avantage, ne serait-ce que par la proximité géographique. »

Mais pour relever le défi, Vaflahi Méité prévient qu’il s’impose de travailler sur un certain nombre de piliers dont la compétitivité du secteur privé et la création d’un climat des affaires favorable, le développement des infrastructures, etc. Aussi est-il revenu sur les besoins du continent en termes de ressources humaines de qualité, de production d’énergie en qualité et en quantité, et d’accès aux technologies de pointe.

Connaitre les risques et savoir les évaluer avant tout

Pour sa part, l’ambassadeur de l’UE en Cà´te d’Ivoire, Jobst Von Kirchmann, a réitéré sa foi en l’Afrique, un continent o๠ils conseillent aux entrepreneurs occidentaux d’investir. Pour autant, il leur demande de connaitre et savoir les calculer avant de s’engager. Il est persuadé qu’à trois, l’UE, les gouvernements et les banques, peuvent accompagner et faciliter le processus. Surtout en aidant les banques à accompagner les entreprises, notamment le PME-PMI, par « des mécanismes qui permettent de réduire les risques des banques et rentrer. »

Aux gouvernements africains, Jobst Von Kirchmann demandera d’être ouverts pour les entreprises et rester dans une logique d’accompagnement, de flexibilité et de volonté de réussir les investissements à capitaux mixtes. Cela est nécessaire pour donner forme aux 500 B to B enregistrées au cours du cette première édition du forum et qui montrent tout l’intérêt de sceller des relations d’affaires. Le président de la chambre de commerce européenne (Eurocham), Marc Albérola, lui également invite les gouvernements à prêter une oreille attentive aux préoccupations du secteur privé qui doit être fort pour jouer pleinement son rà´le de locomotive de croissance économique.

Sur la question, il a félicité le gouvernement qui, par des actions concrètes, apporter une réponse aux questions soulevés par Eurocham, à travers les livres blancs dont le troisième é été remis au Premier ministre Patrick Achi à l’ouverture du forum. Le gouvernement ivoirien a en effet Å“uvre des politiques publiques qui ont permis au pays de connaitre une croissance économique tirée par son secteur privé. « La Cà´te d’Ivoire est un exemple et j’appelle l’ensemble des pays de la CEDEAO à copier cet exemple », a déclaré Marc Albérola.

Pour lui, les Africains sont des entrepreneurs-nés mais ils ont besoin qu’on leur fasse confiance et qu’on les accompagne. Si les recommandations du Business forum sont mises en Å“uvre, soutient le président d’Eurocham, davantage de partenariats productifs seront noués entre les secteurs privés africains et ivoiriens.

Edouard Amichia

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