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Mis à jour : 28 juin 2026, 07:52
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Campagne de commercialisation de l?anacarde : La BNI refuse de financer les transformateurs nationaux

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La campagne de commercialisation du cajou a débuté le 17 janvier avec l’annonce du prix bord champ de 425 FCFA/kg, le plus élevé depuis ces 10 dernières années, à la grande satisfaction des producteurs de noix brute de cajou, qui voient ainsi leurs efforts grandement récompensés par le gouvernement.

Cependant, tout n’est pas rose dans la filière cajou pour tous les acteurs de la chaîne de valeur, notamment les transformateurs nationaux. C’est la situation qui prévaut, en dépit des efforts de la nouvelle direction générale du Conseil Coton Anacarde (CCA) pour protéger leurs intérêts, augmenter leurs capacités de transformation et veiller à leur survie dans une filière caractérisée par l’absence de financement bancaire privé.

Selon une dépêche de l’agence Reuters, alors que le directeur général du conseil et les transformateurs nationaux ont élaboré une nouvelle convention commerciale et financière, sur instructions du Premier ministre, pour financer les transformateurs locaux, la BNI refuse de signer cette convention.

Ce refus persistant de la BNI depuis un mois met en difficulté le CCA, les acheteurs, les transformateurs nationaux et bientôt les producteurs de cajou, qui ne pourront plus vendre leurs noix faute de financement et d’acheteurs. Dans ces conditions, une crise sociale, financière et industrielle se profile à l’horizon en raison du refus de la BNI de jouer son rôle dans le financement des activités du CCA, qui se met au service des entreprises nationales du secteur.

Sans le financement de la BNI, les transformateurs nationaux ne pourront transformer à hauteur de leurs capacités et devront supporter les charges fixes de leurs usines, engendrant des pertes importantes.

Malheureusement, ce programme du CCA, qui s’inscrit dans la promotion des nationaux, risque d’être une fois de plus un échec pour la filière cajou.

Edouard Amichia

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