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Mis à jour : 28 juin 2026, 07:52
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Débat d’orientation budgétaire – Moussa Sanogo fait un point satisfaisant de la situation financière de l’Etat et donne les orientations du budget 2022

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Le ministre du Budget et du Portefeuille de l’Etat, Moussa Sanogo, était ce mercredi 30 juin 2021 devant les députés de la Commission des affaires économiques et financières de l’Assemblée nationale pour le débat d’orientation budgétaire.  Ce débat qui devait avoir lieu au plus tard le 30 juin, conformément aux textes en vigueur depuis 2014, avait pour support le Document de programmation budgétaire économique et pluriannuelle (DPBEP) pour les années allant de 2022 à  2024. Il n’a pas été sanctionné par un vote car l’objectif, précise le ministre, était de recueillir les observations des représentants du peuple sur l’évolution du budget de l’Etat, donc des dépenses publiques, pour les trois années à  venir. « Ce débat vise à  renforcer la démocratie participative et la transparence dans la gestion des finances publiques, en améliorant la qualité de l’information fournie au Parlement. Ce cadre permet aux parlementaires de faire des observations et commentaires sans vote sur les projections macro-économiques contenues dans le DPBEP 2022-2024 », souligne le président de la CAEF, l’honorable Traoré Issouf. Le ministre a ainsi donné aux députés présents, parmi lesquels on distinguait aisément les opposants Pascal Affi N’guessan et Jean-Louis Billon, des informations sur la situation financière et les orientations budgétaires qui préfigurent les  priorités qui seront  affichées dans le budget de l’Etat 2022, ainsi que le contexte international et sous régional qui prévalent à  leur réalisation.Moussa Sanogo a annoncé en effet que le projet de budget de l’Etat pour l’année 2022, selon les prévisions, devrait enregistrer une hausse de 15,1% par rapport au budget 2021, pour s’établir à  9670,4 milliards Fcfa. Aussi ce niveau devrait-il continuer de s’accroitre pour atteindre 11.473,4 milliards Fcfa en 2024. Le taux de croissance du produit intérieur brut (PIB) qui s’est établi à  6,9% et 6,2% en 2018 et 2019 est ressorti à  2% en 2020 en lien avec les effets de la Covid-19. Il devrait remonter à  6,5% en 2021, grâce à  la maitrise de la pandémie de la Covid-19 et à  la poursuite de la politique volontariste d’investissement dans les secteurs de la croissance. Le déficit budgétaire qui avait connu une amélioration, passant de 2,9% du PIB en 2018 à  2,3% du PIB en 2019, s’est creusé en 2020 pour ressortir à  5,6%, en raison de la des effets de la crise sanitaire de la Covid-19. Ce niveau devrait être maintenu en 2021.Pour sa part, le taux d’endettement  est passé de 36% en 2018 à  47,6% en 2020, demeurant en deçà  de la norme communautaire de 70%. Il devrait s’établir à  51,9% du PIB en 2021 mais les perspectives sont bonnes car ce taux est projeté à  la baisse dès 2022, passant à  49,7% puis à  44,4% en 2024. L’activité économique devrait afficher une un taux de croissance annuel de 7,7% sur la période 2022-2024 et l’inflation contenue à  1,6%en moyenne sur la période, en dessous du seuil de la norme communautaire. Elle est passée de 0,6% en 20018 à  0,8% en 2019 puis à  2,4% en 2020 et devrait s’établir à  2,8% en 2021. Pour ce qui le concerne, le taux de pression fiscale se situera à  13% en 2022, puis 13,4% en 2024, en lien avec les efforts en matière de recouvrement des recettes fiscales. Et les efforts de consolidation budgétaire viennent renforcer les bonnes perspectives des finances publiques, avec un déficit qui passerait de 4,7% en 2022 à  3% en 2024.Suivant les projections, les recettes fiscales budgétaires progresseront de 4377,9 milliards Fcfa en 2022 à  5513 milliards Fcfa en 2024 ; les recettes non fiscales atteindront 94,7 milliards Fcfa en 2022 puis 121,1 milliards Fcfa en 2024. Quand les dons sont projetés à  la baisse, estimés à  283,8 milliards en 2022 puis 262 milliards Fcfa en 2024. Les ressources de trésorerie sont constitués des produits de cessation d’actifs (112,7 milliards en 2022 dont 100 milliards attendus des parts de l’Etat dans d’Orange Côte d’Ivoire), des emprunts sur les marchés monétaire et financier projetés à  2782,2 milliards e 2022, à  2200 milliards Fcfa respectivement en 2023 et 2024. Les emprunts-projets sont attendus à  848,3 milliards Fcfa en 2022, puis 677,9 milliards Fcfa en 2023 et 566,2 milliards Fcfa en 2024. Les emprunts programmes sont quant à  eux projetés à  300 milliards Fcfa en 2022, 2023 et 2024.Après l’exposé du ministre, les échanges ont porté entre autres des questins d’actualité, sur la dette, l’inflation, la maitrise des dépenses publiques, les dotations des collectivités locales, la pression fiscale. Le ministre Moussa Sanogo a apporté des réponses appropriées aux préoccupations des députés auxquels il a expliqué que « le gouvernement est soucieux d’améliorer l’efficacité de la dépense et de faire en sorte que la Côte d’Ivoire puisse continuer sa marche vers l’avant. » Concernant les allocations budgétaires des collectivités territoriales, au cÅ“ur du débat, il a fait remarquer que de 66 milliards Fcfa que l’Etat affectait aux collectivités en 2011, l’on est aujourd’hui à  270 milliards Fcfa et les efforts se poursuivent pour faire mieux. Le ministre a également affirmé que pour financer le budget de l’Etat pour l’année 2022 projeté à  9670,4 milliards Fcfa, en hausse de 15,1% par rapport au budget 2021, l’administration financière travaille à  renforcer la mobilisation des ressources intérieures, au niveau de la fiscalité intérieure et de la fiscalité de porte, en améliorant globalement la productivité de l’administration fiscale. #Emmanuel Akani 

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