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Mis à jour : 28 juin 2026, 07:52
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Electricité, eau, téléphonie – La CIE et l’UNETEL font des propositions pour une meilleure gestion des déplacements de réseaux

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Dans le cadre du Salon des Infrastructures d’Abidjan (SIA 2018), le directeur des études et de la maîtrise de la Compagnie ivoirienne d’électricité (CIE), Jean Christian Turkson a participé le vendredi 9 novembre 2018 à un panel sur le « déplacement des réseaux et leur impact sur les projets. » Il a martelé que c’est l’initiateur du projet, donc le maitre d’ouvrage, qui doit supporter le coût du déplacement du réseau. Des opérations qui coûtent cher au contribuable ivoirien ( de 2012 à 2018, 7 milliards Fcfa, selon les données de l’Ageroute) et retardent l’exécution des projets, déplore le directeur de la gestion publique du domaine de l’Etat, Noman Tié, représentant le ministère de l’Equipement et de l’entretien routier.

Ce qu’admet Serges Konan de l’Ageroute, qui précise cependant que le concessionnaire doit d’abord préfinancer les travaux. Le problème, interpelle Gérard Avoaka de l’UNETEL, sous directeur technique du réseau data chez MTN, c’est que l’Etat, à travers l’Ageroute, refuse de supporter les charges de déplacement de réseaux en rase campagne. Cette décision, note le représentant de l’UNETEL, va couter plus d’un milliard Fcfa à des opérateurs de téléphonie dont les réseaux ont dû être déplacés. Pis, il est très difficile avec l’Etat de se faire rembourser.

« On est dans une situation précaire ; à tout moment on déplace nos réseaux et cela a un coût important. Chez MTN qui a plus de 3700 km de génie civil par exemple, avec plus de 800 km sur Abidjan, entre 2013 et 2017, plus de 70 déplacements majeurs ont été enregistrés, avec impact sur la qualité de service.

A ce jour, 40 travaux qui ont coûté plus d’un milliard Fcfa ne sont pas totalement remboursés. En 2018, MTN a reçu près de 30 demandes de déplacements », interpelle-t-il, déplorant des coupures de fibres qui finissent par altérer la qualité des services fournis aux consommateurs. Gérard Avoaka pense en outre qu’il faut faire évoluer le point de compensation.

Créer une plateforme pour l’élaboration d’une cartographie intégrée

Par ailleurs, Jean Christian Turkson de la CIE soutient que les études relatives à l’impact des déplacements sur les réseaux doivent s’appuyer sur le schéma directeur d’urbanisation, dont le respect scrupuleux doit être assuré. Aussi les points d’investissements relatifs aux réseaux dans les projets structurants concessionnaires doivent-ils être communiqués aux concessionnaires.

Il faut aussi prendre en compte les réseaux en amont, dans les études de faisabilité et les études d’impact environnemental et social d’un projet, afin de minimiser leurs coûts.

« C’est en amont qu’il faut identifier la présence des réseaux, pour ne pas que le déplacement d’un réseau soit perçu comme un financement supplémentaire quand le besoin s’impose sur le terrain », a expliqué Turkson. Le maitre d’ouvrage doit tenir compte des réseaux dans la définition de ses termes de références ; et le concessionnaire des réseaux, mettre à disposition sa cartographie pour aider à les identifier.

Le directeur des études et de la maîtrise de la CIE a affirmé qu’à ce jour, la cartographie disponible n’est pas exhaustive, notamment en ce qui concerne le réseau de moyenne tension (pour laquelle la cartographie est en cours d’actualisation) et au niveau du réseau basse tension, assez dense, et pour laquelle il est difficile d’élaborer une cartographie simple.

« Il importe de créer une plateforme pour l’élaboration d’une cartographie intégrée avec l’utilisation de géo-référencement. Ce qui permettrait, comme en France où chaque commune en dispose, d’avoir une nette idée de l’occupation du domaine public par tous les réseaux », a déclaré Jean Christian Turkson.

Emmanuel Akani

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