Le passage du secrétaire d’Etat chargé du Budget du Portefeuille de l’Etat a été l’occasion pour les députés de s’informer sur la santé de l’économie ivoirienne. Moussa Sanogo leur a indiqué que le produit intérieur brut (PIB) de la Côte d’Ivoire, calculé par l’Institut national de la statistique, est estimé à 23 315, 6 milliards Fcfa en 2017. Concernant le stock de la dette, il a affirmé qu’il était estimé, en 2016, à 8150,6 milliards de Fcfa et est projeté à 8846,7 milliards Fcfa en 2017. S’il y a hausse effectif du niveau de la dette extérieure, le secrétaire d’Etat pense qu’il n’y a pas pour autant de raison de s’alarmer. Car ce niveau d’endettement, de l’ordre de 45% du PIB, loin de la norme communautaire de 70%, est soutenable. Et la Côte d’Ivoire, qui représente 40% de l’Uemoa, a une économie dynamique qui lui permet d’assurer le service de la dette qui est passé de 26% en 2013 à 22% en 2017. Interpellé par la hausse du niveau du service de la dette publique, avec l’appréciation du dollar, et la hausse des dépenses d’investissement financées sur ressources extérieures, avec les nouveaux financements obtenus auprès de la Banque mondiale, les députés n’ont pas caché leurs inquiétudes quant au niveau d’endettement du pays. Ils appréhendent le niveau élevé des concours financiers, avec les appuis budgétaires additionnels obtenus après de la Banque mondiale, du Fonds monétaire international (FMI), de la Banque africaine de développement (BAD) et de l’Agence française de développement (AFD). « Les émissions sur les marchés monétaire et financier sous régional et extérieurs ont été révisés à la hausse d’un montant de 69 639 443 283 Fcfa pour tenir compte des besoins financiers de l’Etat. En outre, pour faire face aux engagements liés aux opérations de financement du Tableau des opérations financières de l’Etat (TOFE), notamment les arriérés intérieurs de l’Etat, il est prévu des émissions additionnelles pour un montant de 137 milliards Fcfa », a soutenu Moussa Sanogo, dans son exposé des motifs.
E. Akani

