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Mis à jour : 28 juin 2026, 07:52
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Evaluation par les pairs (MAEP) – La contribution du secteur privé à  l’élaboration du Plan national de gouvernance attendue

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La contribution du secteur privé à l’élaboration de la politique nationale de bonne gouvernance (PNG). La question était au centre d’une rencontre d’échange, ce mercredi 24 avril 2019, à la Maison de l’entreprise, au Plateau, entre les acteurs du secteur privé conduits par la Confédération générale des entreprises de Côte d’Ivoire (CGECI) et la Commission nationale du mécanisme africain d’évaluation par les pairs (CN-MAEP). Ils disposent de deux semaines pour soumettre leurs appréciations et contributions au secrétariat national de la CN-MAEP dirigé par Kalilou Sylla, qui a indiqué que l’élaboration de la politique nationale de bonne gouvernance se fonde sur une approche participative. Tous les aspects de la gouvernance sont pris en compte : politique, économie, fiscalité, entreprise, développement socioéconomique, etc.   

Il s’agit pour les opérateurs économiques des différents secteurs d’activité de porter un regard critique sur le diagnostic posé en ce qui concerne la bonne gouvernance en Côte d’Ivoire, ainsi que les axes stratégiques, le cadre de résultats et le cadre de suivi et d’évaluation proposés.

Le président de la commission Environnement des affaires et compétitivité de la CGECI, Nagolo Soro, a pour sa part souligné la nécessité pour le secteur privé de s’impliquer dans l’élaboration d’un plan qui vise à mettre en œuvre la bonne gouvernance. D’ailleurs, relève-t-il, la dimension opérateur économique est largement ressortie dans le rapport national MAEP, qui indique que le secteur privé a des défis énormes à relever. D’innombrables préoccupations qui doivent être prises en compte, notamment au niveau de la mise en œuvre des réformes, pour que le secteur privé soit véritablement le moteur de la croissance économique. En ce qui concerne la fiscalité, il y a beaucoup à faire également pour améliorer l’environnement fiscal. Il faudra adresser également la corruption endémique et la non performance du dialogue Etat – secteur privé.

Le tableau est complété par Bertine Sylla, de la Haute autorité pour la bonne gouvernance qui a cité la faible promotion de l’éthique et de la RSE en Côte d’Ivoire, la lenteur du processus de formalisation du secteur informel, les difficultés d’accès au financement, surtout pour les PME, la faiblesse de la prise de conscience de l’importance de bonnes pratiques de gouvernance d’entreprise par les entreprises, le manque de main d’œuvre qualifiée, etc.

« Nous devons apporter notre contribution à l’élaboration de la politique nationale de bonne gouvernance. Nous devons être constructifs, apprécier et aider à la validation des axes stratégiques de ce programme national », a interpellé Nagolo Soro.

 

Emmanuel Akani 

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