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Mis à jour : 28 juin 2026, 07:52
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Face à la mévente des produits – Les acteurs de la filière anacarde font un grand pas vers la mise en place de l’interprofession

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La Fédération nationale des associations des producteurs d’anacarde de Côte d’Ivoire (FENACACI), confrontée à la mévente de leurs productions, a convié l’ensemble des collèges qui composent l’interprofession de la noix de cajou – s producteurs, acheteurs, exportateurs et transformateurs, à une rencontre le samedi 21 avril 2018, à l’hôtel Président de Yamoussoukro, pour débattre des problèmes de la filière. Les représentants des différents collèges, de façon unanime, ont reconnu la nécessité de la mise en place de l’interprofession de la filière cajou. C’est pourquoi, à défaut de mettre sur pied une telle structure contre le gré du ministère de l’Agriculture et du conseil coton anacarde – qui ne veulent pas en entendre parler – les acteurs de la filière ont décidé de créer une plateforme pour échanger sur les problèmes de la filière, afin de faire des propositions de solutions concertées aux problèmes rencontrés.

L’indispensable organisation interprofessionnelle agricole

Sous la supervision du président de la chambre des huissiers de Côte d’Ivoire, Cissé Yao, producteurs, acheteurs, exportateurs et transformateurs ont ainsi fondé une nouvelle structure dont les textes ont été approuvés par tous. Il s’agit de l’Interprofession de cajou de Côte d’Ivoire (ICCI) que les différents acteurs se donnent pour objectif de rendre opérationnelle dans un délai d’un an. L’objectif, c’est de faire de cette organisation l’interlocuteur de l’Etat pour adresser les problèmes de la filière après avoir procédé sereinement à l’analyse de la situation du secteur.

Le président de la FENAPACI, Bamba Adama, a tout de suite souligné que la création de cette nouvelle entité n’enlevait rien au rôle du Conseil coton anacarde, « qui un élément clé pour le développement de la filière. » C’est une chaine de valeurs, explique-t-il, où tout le monde a sa place : le conseil étant là pour réguler la filière. « En tant qu’acteurs, nous nous devons de travailler avec le conseil. Mais nous voulons la mise en place de l’interprofession qui va aider l’Etat à travailler au développement de la filière et protéger les intérêts des quatre familles d’acteurs qui se côtoient », a soutenu Bamba Adama.

« La situation se dégrade dangereusement »

Koffi Yao Appiah, directeur général de Zanzan Commodities, ex-président de l’Association ivoirienne des exportateurs de cajou de Côte d’Ivoire (AECI), a déclaré que c’est le début des solutions aux problèmes de la filière qui a un potentiel énorme. « Malheureusement depuis dix ans, regrette-t-il, ce potentiel n’est pas transformé en de véritables opportunités de développement. »

Pour y arriver, il est d’avis avec Coulibaly Layim, propriétaire d’une unité de transformation, qu’il faut une organisation forte rassemblant l’ensemble des acteurs de la filière. « Tout le monde est d’accord que nous vivons une situation difficile. 5 ans après l’embellie, la situation de la filière anacarde se dégrade dangereusement. Les prix sont plus élevés dans les pays limitrophes, notamment le Ghana, le Mali, le Burkina Faso », a situé d’entrée le directeur général de la FENAPACI.

Pendant qu’il se vend entre 300 et 350 Fcfa le kilogramme, donc en deçà du prix indicatif fixé par le gouvernement en début de campagne, l’anacarde est acheté au Burkina Faso à un coût très rémunérateur de 900 Fcfa le kilogramme. Des stocks énormes de produits sont encore aux mains des producteurs. Ce qui a un impact énorme que la qualité de la production.

Emmanuel Akani

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