La coopération économique entre la Cà´te d’Ivoire et l’Algérie est en phase de renforcement, à l’initiative des secteurs privés des deux pays qui ont compris la nécessité de profiter des opportunités d’affaires existantes de part et d’autre. A ce titre, une délégation de la Confédération algérienne du patronat citoyen (CAPC) était en prospection en Cà´te d’Ivoire les 24, 25 et 26 octobre, en marge du forum économique de la CGECI Academy REF22 à laquelle elle a pris part les 27 et 27 octobre 2022 à l’hà´tel Ivoire.
Pour le président de la CAPC, Samir Mohamed Agli, la visite a été fructueuse car elle a permis de montrer la complémentarité entre les économies ivoirienne et algérienne. Son pays qui a une grande expérience dans le secteur du pétrole et de l’énergie a besoin d’un certain nombre de matières premières produites en abondance en Cà´te d’Ivoire et pour lesquelles il importe de travailler à la transformation afin de créer de la valeur ajoutée. «On n’a pas vu tous les secteurs depuis que nous sommes là , mais dans les secteurs sur lesquels nous nous sommes penchés, nous avons découvert qu’il y a d’énormes points de complémentarité. Le caoutchouc par exemple est importé de l’Asie du sud-est, mais pas de l’Afrique et c’est une opportunité à saisir par les entreprises des deux pays », a déclaré Samir Agli au cours d’une rencontre, le mardi 25 octobre, à l’immeuble de la CAISTAB, avec le ministre de l’Agriculture, Kobenan Kouassi Adjoumani.
Tout naturellement, cette information qui lui parvient au moment o๠la filière hévéa connait un essoufflement par manque de débouchés a intéressé le ministre ivoirien qui entend prendre les dispositions utiles pour explorer l’opportunité ainsi offerte de trouver un nouveau marché pour écouler le caoutchouc ivoirien. Il a décidé d’envoyer dans ce pays, d’ici la fin de l’année, l’un de ses proches collaborateurs en charge des questions relative à la filière caoutchouc. « Nous avons une responsabilité de mise en relation des acteurs économiques des deux pays. On doit se connaitre. Je suis ici et je vois de nombreuses opportunités d’affaires. L’industrie fonctionne très bien, elle a une production abondante et variée. L’idée, c’est de voir comment on peut être complémentaires », a insisté Samir Agli. Lors d’une visite à Cemoi Cà´te d’Ivoire, les visiteurs avaient déjà marqué leur intérêt pour le cacao ivoirien et le chocolat « Made in Cà´te d’Ivoire » dont ils ont pu se rendre compte de la qualité.
Samir Agli a expliqué que son pays a une grande expérience dans le secteur du pétrole et de l’énergie. Il va de soi que la Cà´te d’Ivoire qui a fait récemment la découverte de puits de pétrole de taille importante peut bénéficier de son appui dans les domaines de la formation, de la construction des infrastructures ou de la logistique.
Pour sa part, le président de la CGECI a exhorté les chefs d’entreprise ivoiriens et algérien à travailler main dans la main, et à ne pas hésiter à nouer des partenariats allant jusqu’à la co-entreprise, afin de tirer profit des opportunités d’affaires identifiées dans les deux pays, qui entretiennent depuis de longues années des relations économiques. Il a rappelé que l’Algérie est le premier client du café ivoirien et que ce pays peut apporter beaucoup à la Cà´te d’Ivoire non seulement en termes d’expertise mais aussi de débouchés.
Edouard Amichia

