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Mis à jour : 15 août 2026, 13:37
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Financement du PND 2026-2030 : Moussa Sanogo présente le potentiel des villes secondaires aux investisseurs

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Dans le cadre du Groupe consultatif pour le financement du PND 2026-2030, tenu au Sofitel Hôtel Ivoire, le ministre de l’Urbanisme, du Logement et du Cadre de vie, Moussa Sanogo, a co-animé avec d’autres membres du gouvernement un panel sur le thème : « Développement durable et attractivité des villes secondaires ».

Lors de ses échanges avec les partenaires et investisseurs, il a rappelé que l’urbanisme constitue le socle des politiques publiques — mobilité, logement, infrastructures — et qu’il est essentiel pour renforcer l’attractivité et la durabilité des territoires. Après une période de croissance désordonnée liée aux crises, la Côte d’Ivoire s’efforce aujourd’hui de mettre en place des plans directeurs dans les grandes villes et de favoriser leur application effective.

Le ministre a relevé que l’économie ivoirienne est marquée par une forte concentration des richesses et des activités à Abidjan, qui capte plus de 60 % du PIB national, soit près de 40 000 milliards FCFA sur un total de 65 000 milliards FCFA. « Abidjan est devenue une grosse pomme, mais l’intérieur du pays n’a pas suivi. Aujourd’hui, les villes secondaires peinent à se développer et restent essentiellement des villes de fonctionnaires », a-t-il expliqué.

Pour le ministre. Moussa Sanogo, ce déséquilibre n’est pas une fatalité. Il a avancé que l’intérieur du pays, qui ne contribue qu’à 0,4 point de pourcentage à la croissance nationale contre 1,4 point pour Abidjan, pourrait produire au moins deux fois plus que la capitale économique si des investissements y sont réalisés. « C’est un terrain vierge où les premiers investissements ont des taux de rentabilité extrêmement élevés. Ce sont des zones où vous êtes capables d’avoir des unités de transformation de manioc, d’hévéa, de plantain, d’anacarde, de maïs, de mangue, de tomate, de soja, etc., soit tout près des zones de production, soit tout près des zones de consommation », a-t-il interpellé les investisseurs. Un tel dynamisme des villes secondaires pourrait entrainer un basculement rapide du PIB national de 65 000 milliards FCFA aujourd’hui à 110 000 voire 130 000 milliards FCFA.

Concernant les réformes, le ministre a mis en avant la planification du développement avec le schéma directeur du Grand Abidjan et de Yamoussoukro, les travaux sur la mobilité et l’assainissement, ainsi que les efforts pour sécuriser le foncier et automatiser les procédures. « Nous sommes en train de travailler à réduire, dans des proportions importantes, les délais de production des documents fonciers, pour permettre à un investisseur de pouvoir réaliser son investissement sans trop de difficulté. Et vous avez aussi tout ce qui est relatif aux projets de construction. L’administration elle-même a des besoins en bureaux qui sont importants, mais le secteur privé également, parce qu’il y a un appel très fort sur la ville d’Abidjan », a-t-il précisé.

Enfin, il a rappelé que la forte demande en logements et bureaux à Abidjan, alimentée par les Ivoiriens mais aussi par les communautés expatriées africaines, crée des tensions sur les prix. « En économie, quand il y a des tensions sur un bien, cela prouve qu’il y a des opportunités à saisir », a-t-il lancé, invitant les investisseurs à se tourner vers les villes secondaires, véritables relais de croissance et de diversification économique.

Emmanuel Akani

 

 

 

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