La 5ᵉ édition du Salon des infrastructures d’Abidjan (SIA 2026), organisée par le Groupement ivoirien du bâtiment et des travaux publics (GIBTP) et Axes Marketing, s’est tenue du 17 au 19 septembre 2026 autour du thème : « Digitalisation, économie circulaire et gestion durable des ressources dans le BTP », avec la Guinée comme pays invité d’honneur.
À cette occasion, le Premier ministre Robert Beugré Mambé a salué la forte mobilisation autour de l’événement, à la hauteur des enjeux des infrastructures en Afrique de l’Ouest. Il a souligné que le thème incitait à changer de paradigme et à regarder vers l’avenir. Le chef du gouvernement a invité les investisseurs nationaux et internationaux à saisir les opportunités offertes par la Côte d’Ivoire dans les domaines des routes et autoroutes, des logements, des infrastructures urbaines et énergétiques.
Il a rappelé que la Côte d’Ivoire avait fait le choix d’investir massivement dans les infrastructures et entend poursuivre cette dynamique afin de doter les territoires d’équipements modernes, capables d’accompagner durablement la croissance économique et d’améliorer les conditions de vie des populations.
Le ministre des Infrastructures et de l’Équipement routier, Hien Sié Yacouba, a indiqué que le secteur du BTP représentait environ 6 % du PIB national et occupait une place centrale dans la transformation économique du pays. Après avoir dressé le bilan des acquis réalisés sous le magistère du Président Alassane Ouattara, il a affirmé que la dynamique engagée se poursuivrait dans le cadre du PND 2026-2030, avec des investissements estimés à 38 756 milliards FCFA dans le secteur des infrastructures, dont 70 % portés par le secteur privé. « L’État ne peut pas tout faire. Nous voulons construire, avec le secteur privé, les investisseurs institutionnels, les partenaires techniques et financiers ainsi que les entreprises nationales et internationales, des partenariats durables, équilibrés et créateurs de valeur. Nous sommes engagés à accélérer la maturation de projets bancables et à diversifier les mécanismes de financement », a-t-il déclaré.
De son côté, le ministre des Infrastructures de Guinée, Facinet Sylla, a rappelé que l’Afrique ne manquait ni de projets, ni de ressources, ni de compétences, mais avait besoin d’infrastructures à la hauteur de son potentiel et de partenaires capables de transformer les engagements en réalisations concrètes. « Nous ne voulons plus seulement construire. Nous voulons construire mieux. Cela signifie des projets mieux préparés, des financements adaptés, des entreprises performantes, des travaux réalisés dans les délais et un contrôle de qualité à la hauteur des investissements consentis », a-t-il affirmé, en présentant les opportunités de développement d’infrastructures dans son pays.
La cérémonie a également été marquée par la présentation officielle et la remise au Premier ministre d’un beau livre conçu par le GIBTP, retraçant 40 ans d’histoire de la construction et des infrastructures en Côte d’Ivoire.
Edouard Amichia

