AccueilFinance & MarchésBanqueInclusion financière – Les défis pour intégrer dans le circuit financier 1,7...
Cours de référence
28 JUNE 2026
Euro € 586,664 FCFA
Dollar $ 524,690 FCFA
Yen ¥ 3,578 FCFA
taux.live / BCEAO
Côte d'Ivoire (manuel)
28 JUNE 2026
Cacao(PMG) 1200 FCFA
Café(PMG) 1700 FCFA
conseilcafecacao.ci
Oil-Price.net
28 JUNE 2026
Pétrole NY (WTI) 69.23 $/bbl
Pétrole Londres 72.60 $/bbl
oil-price.net
Bourse Régionale (manuel)
28 JUNE 2026
BRVM 30 190.27
BRVM Composite 404.04
brvm.org
Côte d'Ivoire (manuel)
28 JUNE 2026
Coton (1er choix) 310 FCFA
Anacarde 400 FCFA
conseilcotonanacarde.ci
Mis à jour : 28 juin 2026, 07:52
Auto 5 minutes

Inclusion financière – Les défis pour intégrer dans le circuit financier 1,7 milliard d’adultes non bancarisés dans le monde identifiés

- Publicité -spot_img

La conférence internationale de haut niveau sur les perspectives de l’inclusion financière, organisée conjointement par la Banque centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO) et l’Alliance pour l’inclusion financière (AFI), s’est tenue ce vendredi 1er mars 2019 à Abidjan, hôtel Ivoire. Le gouverneur de la BCEAO, Koné Tiémoko Meyliet, a indiqué qu’il importait d’identifier les solutions à mettre en œuvre pour franchir un nouveau palier dans l’amélioration de l’accès des populations aux services financiers. Les participants ont ainsi débattu, entre autres, des politiques efficaces à mettre en place pour inclure dans le circuit financier les 1,7 milliard d’adultes non bancarisées dans le monde.

35% de la population africaine dispose d’un compte bancaire

S’appuyant sur des données de Global Findex (2017), il affirme que « seulement 35% de la population africaine dispose d’un compte bancaire, pour une moyenne mondiale de 69%. La proportion des adultes ayant constitué une épargne ou obtenu un crédit auprès d’une institution financière ressort respectivement à 15,4% et 6,7%. Le Moyen Orient est à peine mieux loti, avec seulement 21% des adultes détenant un compte bancaire. »

Les deux intervenants sont d’avis que malgré des avancées significatives enregistrées, des défis subsistent auxquels il faut nécessairement faire face pour relever le défi de l’inclusion financière. Le gouverneur de la BCEAO évoque l’éducation financière des populations consommatrices de services financiers, pour un meilleur accès à ces services et pour leur propre protection contre les abus et les dérives ; la maitrise des risques induits par l’introduction sur le marché financier des nouvelles technologies qui apportent beaucoup en matière de digitalisation de la chaine de valeur agricole et des paiements des Etats. Il souligne en outre la nécessité de mieux diversifier les produits financiers pour tenir compte à la fois des besoins et de la capacité financière des jeunes, des femmes, des producteurs du monde rural, des PME…

« Nous devons inscrire au rang des priorités la lutte contre l’exclusion financière et les inégalités liées au genre, sans oublier la promotion de l’usage optimal de la technologie, au profit de l’inclusion financière universelle », résume le ministre de l’Economie et des Finances, Adama Koné, qui représentait le Premier ministre.

Des résultats satisfaisants dans la zone UEMOA

Au plan sous régional, le gouverneur de la BCEAO, Koné Tiémoko Meyliet, a affirmé que les résultats jusqu’ici enregistrés dans la mise en œuvre de la stratégie globale et régionale d’inclusion financière est satisfaisant. « La contribution du secteur de la microfinance à l’inclusion financière est passée de 9% à 19% en dix ans. La promotion des activités de monnaie électronique a engendré l’éclosion de 38 initiatives dont le concours à l’inclusion financière ressort à 29% », souligne le gouverneur de la BCEAO. L’objectif est de permettre à 75% des populations de la zone d’accéder aux services financiers à des coûts abordables dans un horizon de 5 ans.

Dans ce sens, la Côte d’Ivoire qui s’est ainsi dotée en 2018 d’une stratégie nationale d’inclusion financière a réalisé d’énormes progrès. « Le taux d’inclusion financière est ainsi ressorti à 60,7% en 2017 contre 33% en 2012. Il en est de même des services financiers via la téléphonie mobile, dont l’utilisation a connu un développement fulgurant au cours de ces dernières années, pour atteindre un taux de 46% en 2017 », a expliqué le ministre.

Emmanuel Akani

- Publicité -spot_img
Les tendances du moment
Articles connexes à voir aussi ...
- Publicité -spot_img

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici