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Mis à jour : 28 juin 2026, 07:52
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Industrialisation et développement – Des chercheurs s’attaquent aux obstacles à la transformation de l’économie ivoirienne

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Les résultats d’études de la Cellule d’analyse de politiques économiques du CIRES (CAPEC) sur le thème : « Transformer l’économie ivoirienne : quels facteurs de croissance du secteur privé et de création d’emplois » ont fait l’objet de dissémination le jeudi 14 septembre, à Marcory, Azalaï hôtel. C’était à l’occasion d’un séminaire financé par le Consortium africain de recherche économique (CREA/ AERC) dont le siège se trouve à Nairobi (Kenya). Les travaux ont porté sur « l’accès au financement et la productivité des entreprises dans les pays en développement », « à la recherche d’un espace budgétaire en Afrique : le rôle de la qualité des dépenses publiques », « l’impact du projet de conseil agricole sur les performances des producteurs d’anacarde en Côte d’Ivoire »…

Adama Koné propose des pistes de solution

A l’entame des travaux, le ministre de l’Economie et des Finances, Adama Koné, a reconnu que « malgré les performances enregistrées par l’économie ivoirienne, des défis demeurent pour tirer profit de l’impact de l’action du secteur privé sur la transformation structurelle pour la création d’emplois. » Secteur financier embryonnaire, avec un taux de pénétration bancaire de 20,4% contre 30% au Maroc ; faible taux de transformation des produits agricoles primaires tels que le cacao et l’anacarde ; manque de compétitivité du secteur agricole…

Pour relever ces défis, le ministre juge impérieux d’améliorer la qualité des formations et la productivité du secteur industriel fortement tributaire du succès des activités de recherche et développement. Il propose également de faire évoluer le secteur privé vers une structure économique génératrice de croissance durable et créatrice d’emplois pour la population, surtout les jeunes.

Mettre l’accent sur l’employabilité des jeunes diplômés

Adama Koné a saisi l’occasion pour annoncer la signature, dans les meilleurs délais, d’une convention entre la CAPEC et le ministère de l’Economie qui est « le plus grand utilisateur des résultats de la cellule. » Des ressources financières et matérielles suffisantes devraient être mises à la disposition de la CAPEC, pour un accroissement de son dynamisme et de son efficacité.

Pour sa part, le directeur de cabinet du ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, Thiam Assane, a souligné que « l’employabilité des diplômés de notre système supérieur passe par la création d’entreprises dynamiques, par une économie suffisamment industrialisée capable d’absorber la main d’œuvre qualifiée qui sort de ce système et aussi par l’acquisition par les diplômés du savoir, du savoir-faire et du savoir-être. » D’où l’importance accordée aux travaux de la CAPEC dont il a appelé les chercheurs, sous la houlette du professeur Alban Ahouré, à poursuivre les efforts pour impacter davantage la prise de décision au niveau économique en Côte d’Ivoire et dans la sous région ouest-africaine.

Emmanuel Akani

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