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Mis à jour : 28 juin 2026, 13:01
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JNCC 2019 – La question du revenu des producteurs au nombre des 3 défis majeurs de la filière cacao, selon ministre Adjoumani

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L’édition 2019 de la Journée nationale du cacao et du chocolat (JNCC) a ouvert ses portes ce 30 septembre à la CAISTAB, au Plateau, en présence du ministre de l’Agriculture et du Développement rural, Kobenan Kouassi Adjoumani, et de son collègue en charge du Commerce et de l’Industrie, Souleymane Diarrassouba. Au cÅ“ur de cette sixième édition, « les enjeux d’un revenu décent aux producteurs du cacao », un défi d’actualité pour la filière cacao, au dire de Djibrill Fadiga, président du comité d’organisation, qui a précisé que le prix bord champ pour la campagne de commercialisation du cacao 2019-2020 sera annoncé ce mardi 1er octobre 2019, dans la même enceinte de la CAISTAB. Il précise que la JNCC 2019 se tient à la fin d’une campagne au cours de laquelle un point d’honneur a été accordé à la mise en Å“uvre du programme de recensement des producteurs et de leurs vergers et au renforcement de la coopération avec le Ghana pour l’obtention d’un revenu décent pour les producteurs.

Permettre aux producteurs de se maintenir dans l’activité

« Si la Cà´te d’Ivoire veut maintenir l’intérêt des producteurs et amener les jeunes à continuer à entreprendre les activités de productions de cacao de bonne qualité, nécessaires pour approvisionner les unités des industries chocolatières, il faut courageusement adresser la question des revenus des producteurs », admet Kobenan Kouassi Adjoumani. S’il est important d’assurer l’accroissement de la productivité, explique le ministre, il est indispensable de déterminer, en cas de chutes prononcées et durables des prix, des mécanismes permettant aux producteurs de se maintenir dans l’activité. Le faire, c’est garantir un niveau de revenu aux producteurs de cacao de satisfaire leurs besoins essentiels et d’investir dans leurs exploitations.

Au dire du ministre de l’Agriculture, cette question compte au nombre des « des défis et non moindres imposent d’Å“uvrer avec acharnement à lever les obstacles au développement de la filière. » Les deux autres défis étant d’une part à la poursuite des efforts d’amélioration de la productivité avec un accent particulier sur la recherche d’innovations technologiques et sur l’éradication de la maladie du swollen shoot. Et d’autre part, à la recherche de solutions et la mise en Å“uvre d’actions concrètes pour la réduction des effets négatifs du changement climatique et les adaptations au dérèglement climatique.

La transformation locale pour apporter une plus-value

A ces trois défis, il faut certainement ajouter la transformation locale de la production nationale de cacao afin d’y apporter une plus-value. Une ambition de la Cà´te d’Ivoire qui, avec plus de 40% de l’offre mondiale de fèves de cacao, ne transforme pour l’instant que 33% de sa production. Le ministre Adjoumani est formel : le bilan de la mise en Å“uvre de la grande réforme agricole est satisfaisant, ayant permis d’assurer un meilleur revenu au producteur de cacao en dépit des aléas du marché international. Mais il est d’avis qu’en dépit d’importants chantiers ouverts afin de répondre efficacement à ce nouveau défi de la filière, « de nombreux défis restent à relever.»

Dressant le bilan des actions entreprises par le gouvernement, il a indiqué des mesures urgentes ont été prises pour booster la transformation du cacao afin d’accroitre la valeur ajoutée dans la chaà®ne des valeurs de la filière du cacao, assurer la lutte contre la maladie Swollen Shoot du cacaoyer. L’accent a été en outre mis sur la recherche d’une stratégie commune entre la Cà´te d’Ivoire et le Ghana, en vue de mieux coordonner leurs actions de commercialisation du cacao.

Emmanuel Akani

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