AccueilToutes les actualitésFinance & MarchésLutte contre le blanchiment d’argent – Le GIABA renforce l’expertise des acteurs...
Cours de référence
28 JUNE 2026
Euro € 586,664 FCFA
Dollar $ 524,690 FCFA
Yen ¥ 3,578 FCFA
taux.live / BCEAO
Côte d'Ivoire (manuel)
28 JUNE 2026
Cacao(PMG) 1200 FCFA
Café(PMG) 1700 FCFA
conseilcafecacao.ci
Oil-Price.net
28 JUNE 2026
Pétrole NY (WTI) 69.23 $/bbl
Pétrole Londres 72.60 $/bbl
oil-price.net
Bourse Régionale (manuel)
28 JUNE 2026
BRVM 30 190.27
BRVM Composite 404.04
brvm.org
Côte d'Ivoire (manuel)
28 JUNE 2026
Coton (1er choix) 310 FCFA
Anacarde 400 FCFA
conseilcotonanacarde.ci
Mis à jour : 28 juin 2026, 12:31
Auto 5 minutes

Lutte contre le blanchiment d’argent – Le GIABA renforce l’expertise des acteurs nationaux avant une évaluation décisive des Etats

- Publicité -spot_img

Le Groupe intergouvernemental d’action contre le blanchiment d’argent en Afrique de l’Ouest (Giaba) renforce les capacités des parties prenantes à la Lutte contre le blanchiment d’argent et le financement du terrorisme (LBC/FT). Un atelier régional à l’intention des experts évaluateurs de la région se tient à cet effet, du 16 au 19 octobre 2017, à l’hôtel Afrikland de Grand Bassam. Lors de l’ouverture officielle des travaux entamés la veille, le directeur général du Giaba, Adama Coulibaly, a traduit ce mercredi 18 octobre la nécessité pour les acteurs du processus d’évaluation des Etats par leurs pairs de mieux comprendre et maitriser les 40 recommandations du Groupe d’action financière internationale (GAFI), sa nouvelle méthodologie et les autres normes et résolutions contraignantes du conseil de sécurité de l’ONU. Aussi cette session de formation est-elle importante pour accroitre l’expertise des participants, notamment des Cellules nationales de traitement de l’information financière (CENTIF), en matière de rédaction de rapport d’évaluation mutuelle (REM) conforme à la méthodologie du Gafi.

A entendre le colonel Adama Coulibaly, l’atelier est surtout essentiel pour le succès du deuxième cycle de l’évaluation mutuelle des Etats membres du Giaba, qui a démarré avec le Ghana en septembre 2016 et le Sénégal en septembre 2017. « Cet exercice a pour but principal de recenser aussi bien les progrès accomplis par les pays que les lacunes enregistrées dans la mise en œuvre des recommandations du Gafi », a-t-il souligné. Il appelé par ailleurs les Etats à accroitre les allocations budgétaires des structures de lutte contre ces fléaux et à réaménager les programmes nationaux de LBC/FT à l’aune des défis émergents y liés.

Davantage d’efforts à fournir pour relever le défi

Le ministre de l’Economie et des Finances, Adama Koné, qui représentait le Premier ministre, a pour sa part déclaré que le contexte actuel de mondialisation, caractérisé par une grande mobilité des capitaux et le développement rapide des nouvelles technologies, favorise le développement de la criminalité financière. Ses effets sont nuisibles tant au plans moral, politique, économique que financier. « Des conséquences qui entrainent le repli des investisseurs et impactent négativement le développement des Etats », déplore le ministre qui souligne la nécessité pour les Etats de coopérer davantage. Cela favoriserait une meilleure conformité des dispositifs nationaux de lutte contre ces fléaux aux normes et standards requis.

Si Adama Koné a énuméré avec fierté les actions qui ont permis à la Côte d’Ivoire de faire un bond qualitatif vers la conformité technique de son dispositif LBC/FT, il est conscient qu’il faut davantage d’efforts pour relever le défi. Il sera mis sur pied au tribunal de première instance d’Abidjan, annonce-t-il, un pouls de magistrats du parquet, de l’instruction et du siège devant connaitre des infractions financières de blanchiment de capitaux et de financement du terrorisme. Aussi, les structures chargées de conduire l’évaluation mutuelle seront dotées de moyens conséquents pour mener à bien leurs missions. Ce dernier point vient soulager le président de la CENTIF, le colonel Idrissa Touré, qui note que l’atelier de Grand Bassam revêt une importance capitale pour la Côte d’Ivoire qui se soumettra au deuxième cycle d’évaluation mutuelle en 2021. Avant cette échéance, il sera procédé à une évaluation nationale des risques.

Emmanuel Akani

- Publicité -spot_img
Les tendances du moment
Articles connexes à voir aussi ...
- Publicité -spot_img

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici