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Mis à jour : 28 juin 2026, 07:52
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Lutte contre les crimes financiers : 150 étudiants mobilisés aux côtés du GIABA et de la CEDEAO

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La série annuelle de conférences publiques sur les régimes de lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme (LBC/FT) s’est tenue le mercredi 27 novembre 2024 au siège de la représentation résidente de la CEDEAO à Abidjan. Organisée par le Groupe intergouvernemental d’action contre le blanchiment d’argent en Afrique de l’Ouest (GIABA), cette rencontre, la 6ème du genre, a rassemblé plus de 150 étudiants de l’Université Félix Houphouët-Boigny d’Abidjan.

Informer et former la jeunesse

Placée sous le thème « L’impact des crimes économiques et financiers sur le développement régional et la voie à suivre », cette édition visait à sensibiliser la jeunesse universitaire sur les enjeux liés au blanchiment de capitaux et au financement du terrorisme. Regina Bandé Tiensbandé, représentant le directeur général du GIABA, au nom du président du GIABA, a expliqué : « Notre objectif est de susciter l’intérêt des étudiants pour ces problématiques afin qu’ils contribuent à une lutte plus efficace et performante contre les crimes économiques et financiers. »

Cette sensibilisation passe par une meilleure appropriation des approches et contenus à intégrer dans les travaux de recherche scientifique. Fanta Cissé, représentante résidente de la CEDEAO en Côte d’Ivoire, a, quant à elle, exhorté les étudiants à devenir des relais de bonne gouvernance dans la région.

Une menace économique et sociale

La criminalité économique constitue une préoccupation majeure pour l’Afrique de l’Ouest. Selon les estimations du président du Groupe d’action financière (GAFI), présentées lors de la 29ᵉ réunion du comité interministériel du GIABA le 23 novembre 2024 à Freetown, « 2000 milliards de dollars sont blanchis chaque année à travers des activités illicites telles que le terrorisme, le trafic de drogue et l’évasion fiscale. » En Afrique, ce fléau provoque des pertes estimées à 90 milliards de dollars par an en raison des flux financiers illicites.

Face à cette situation, le GIABA milite pour que les concepts de lutte contre le blanchiment et le financement du terrorisme soient inclus dans les curricula universitaires. Cette démarche vise à outiller les étudiants et à les intégrer dans un bassin d’experts capables de relever ces défis.

Engagement des acteurs ivoiriens

Le vice-président de l’Université Félix Houphouët-Boigny, le professeur Vincent Monsan, a réaffirmé la volonté de l’institution d’accompagner le GIABA dans cette lutte. Il a salué l’initiative et les efforts des acteurs engagés pour une meilleure gouvernance économique et financière.

Le Général Idrissa Touré, président de la Cellule nationale de traitement des informations financières (CENTIF), a rappelé que la Côte d’Ivoire s’est engagée à combler les insuffisances relevées par le GAFI. « Nous avons mis en place un plan d’action rigoureux, comprenant le renforcement des capacités, la supervision des entités assujetties, des cadres juridiques solides et une coopération internationale renforcée », a-t-il déclaré.

Le GIABA a été vivement remercié pour son appui dans le renforcement des capacités nationales, tandis que l’Université Félix Houphouët-Boigny a été saluée pour son implication dans la formation académique sur ces enjeux critiques.

Cette conférence, axée sur l’éveil de la jeunesse aux défis économiques et sociaux, a permis d’établir un cadre d’échanges fructueux entre les étudiants et les experts. Elle marque une étape importante dans l’implication des jeunes générations dans la lutte contre les crimes économiques, en leur donnant les outils nécessaires pour devenir des acteurs clés du développement régional et de la stabilité sociale.

S.B

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