Après l’étape du Parlement, les membres du gouvernement défilent devant la Commission des affaires économiques et financières (CAEF) du Sénat, à Yamoussoukro, depuis le mercredi 4 décembre 2019. Sous la coordination du ministre auprès du Premier du Premier ministre chargé du Budget et du Portefeuille de l’Etat, Moussa Sanogo, ils s’y rendent par vagues pour présenter et motiver chacun les dotations financières qui leur sont allouées pour l’année 2020,
En deux jours de travaux, les vénérables sénateurs ont approuvé à la majorité les crédits budgétaires d’une vingtaine de ministères et secrétariat d’Etat. Il s’agissait, pour le premier jour, de ceux regroupés, en fonction de leurs missions et attributions, sous les chapeaux « Pouvoirs publics, souveraineté et gouvernance », avec les ministères des Affaires étrangères (96,857 milliards Fcfa), de l’Intégration africaine (2,63), de l’Administration du Territoire (326, 779) et « Pouvoirs publics, souveraineté et gouvernance », avec les portefeuilles de la Défense (349 milliards) et de la Sécurité (165,364 milliards).
Le deuxième jour, jeudi 5 décembre, a vu le passage d’une cohorte de ministres qui partagent les missions « « Administration générale et développement économique », donc les portefeuilles de l’Economie et des Finances (75,33 milliards); du Budget et du Portefeuille de l’Etat (298,45), du Plan et du Développement (21,58), de la Fonction publique (22,79), de la Modernisation de l’Administration et de l’Innovation du service civique (3,103) et du secrétaire d’Etat au renforcement des capacités (6,443 milliards Fcfa).
Moussa Sanogo rassure au sujet de la fiscalité
Au cours des échanges, le ministre du Budget et du Portefeuille de l’Etat s’est employé à rassurer les sénateurs sur la question de la fiscalité qui les préoccupait. « Les contrà´les fiscaux sont établis sur la base de programmes établis. Il peut y avoir des contrà´les ciblés. D’ailleurs, il y a un vaste mouvement de renforcement de l’administration fiscale qui est en cours. Un module sera introduit sous peu pour que nous ayons le scoring pour faire en sorte que le contrà´le soit mieux orienté et différencié. Ainsi, a rassuré le ministre, nous pourrons davantage consacrer des ressources au contrà´le des entités qui sont en moins en phase avec la loi plutà´t que celles qui payent régulièrement. »
La deuxième cohorte de la journée a concerné le chapeau « Enseignement, formation et recherche », qui ont une dotation budgétaire globale de 1330 milliards Fcfa repartis entre le ministère de l’Education nationale, de l’Enseignement technique et de la Formation professionnelle (955,931 milliards), celui de l’enseignement supérieur et de la Recherche scientifique (259,844 milliards) et le secrétariat d’Etat chargé de l’Enseignement technique et de la Formation professionnelle (114,247 milliards Fcfa).
Les questions d’éducation-formation passionnent
Comme ce fut le cas au niveau de l’Assemblée nationale, les questions ont été adressées en majorité à la ministre de l’Education Nationale, de l’Enseignement Technique et de la Formation Professionnelle. Interpellée sur l’insuffisance d’infrastructures pour accueillir les élèves tant au niveau du secondaire que du primaire, Kandia Camara a souligné la nécessité d’Å“uvrer à « une croissance démographique maà®trisée pour que tous les efforts du gouvernement. » « Nous subissons une croissance démographique très forte. Nous avons encore, malgré les efforts consentis par le gouvernement, des localités à forte densité. Ce qui impacte les effectifs dans nos écoles », a-t-elle expliqué. Elle annonce une campagne dans ce sens, en collaboration avec le ministère de la Santé, plaidant pour l’implication et l’adhésion de tous. Aussi, Kandia Camara encourage les collectivités territoriales à accompagner le gouvernement dans les constructions de salles de classes.
Emmanuel Akani

