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Mis à jour : 28 juin 2026, 07:52
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Projets et programmes du PND – Le Fonds d’études déplore la faiblesse du taux d’absorption des crédits budgétaires

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Un atelier de revue des autorisations de financement sur le Fonds d’études, mis en place en août 2013 dans le cadre de la mise en œuvre des projets et programmes de développement de la Côte d’Ivoire, s’est ouvert ce jeudi 20 septembre à la chambre de commerce et d’industrie, à Abidjan, Plateau. L’objectif, c’est de renforcer les capacités des acteurs et contribuer ainsi à la maitrise des procédures de dépenses et à l’amélioration du taux d’absorption des crédits budgétaires. Il s’agit également de déceler les difficultés qui entravent le démarrage des études, de proposer des solutions adéquates et de mettre à jour la base de données.

Bien que les résultats des quatre premières années du fonds soient jugés quelque peu satisfaisants, le directeur de cabinet du ministre de l’Economie et des Finances, Adama Coulibaly, a indiqué qu’ils n’occultent pas des difficultés liées au rythme de consommation des crédits et à la maitrise des procédures d’exécution des dépenses sur le fonds d’études par les ministères. « En outre, souligne le dir-cab, malgré la réalisation des études, souvent à des coûts élevés, les ouvrages ne sont et les travaux ne sont pas toujours à la hauteur des attentes du gouvernement, à cause de leur dégradation rapide. »

24 études bénéficiant de crédits budgétaires n’ont pas démarré

Le conseiller du ministre de l’Economie et des Finances, par ailleurs coordonnateur du secrétariat technique du Fonds, Mimba Kocounseu Antoine, dressant le bilan au 24 juillet 2018, a indiqué que ce sont 191 études qui ont été initiées sur la période par 27 ministères, pour un montant total de 97,7 milliards Fcfa. 117 études ont été effectivement réalisées, soit 50%, quand 50 sont en cours de réalisation, soit 25% et 24 qui n’ont pas encore démarré, soit 15%. Au titre de la dotation budgétaire de l’Etat, de 2014 à 2018, c’est une enveloppe de 86,5 milliards Fcfa qui ont été accordés dont 54,2 milliards Fcfa effectivement payés par le Trésor public au 24 juillet 2018. S’il note une amélioration du niveau de rejet, passé de 60% au 30 juillet 2017 à 35% à la même période en 2018, soit une amélioration de 25 points, Mimba Kocounseu Antoine ne s’en contente pas. Il révèle que sur 46 requêtes de financement d’études reçues au cours de la gestion 2018, 21 ne respectaient pas les critères pas les critères d’éligibilité au fonds d’études. « Pour la gestion 2018, sur une dotation de 10 milliards Fcfa, 5,15 milliards Fcfa ont déjà servi pour le paiement des autorisations antérieures, soit 4,8 milliards restant et en cours d’engagement pour les études autorisées pour la gstipn 2018 et qui se chiffrent à 5,2 milliards Fcfa », précise Mimba Antoine.

27 milliards de crédits annulés sur 76,5 milliards de dotations

En outre, a-t-il continué, au titre des gestions antérieures, sur environ 76,5 milliards Fcfa, de dotations budgétaires accordées au Fonds d’études, seulement 49,5 milliards Fcfa ont été consommés et 27 milliards Fcfa annulés, en raison de l’impossibilité du report de crédits d’une gestion à une autre.

Pour le directeur de cabinet Adama Coulibaly, afin de lui permettre de jouer pleinement son rôle, il importe d’accroitre l’efficacité du fonds. Cela passe, outre la maitrise de procédures d’exécution des dépenses, par la mise en place d’un mécanisme de régulation du rythme de consommation des crédits sur le fonds, la mise en place d’un mécanisme de suivi-évaluation et le renforcement du partenariat avec les bailleurs de fonds, afin de bénéficier de leur appui. Les travaux de l’atelier prennent fin ce vendredi 21 septembre.

Emmanuel Akani

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