Les lauréats 2019 du prix Castel, qui récompense les jeunes entrepreneurs dans les domaines de l’agriculture, de l’agro-transformation, de l’agritech et de l’agroalimentaire par la pertinence de leur sujet, ont été récompensés au SARA, en marge de la conférence sur le thème : « L’agriculture africaine face aux opportunités, et les innovations technologiques. » Pour cette deuxième édition, c’est un podium entièrement féminin qu’il a été donné de découvrir. Parmi elles, l’Ivoirienne Glawdis Yao, diplà´mée de botanique et de phytothérapie, qui a fondé la Société Ivoirienne de Transformation du Vivrier (SITRAV), qui produit des épices tels que du piment et le poivre. Grande gagnante, elle bénéficiera, comme le prévoit le règlement du Prix, d’une dotation financière de 15000 euros (dix millions de Fcfa), d’un accompagnement de l’Institut européen de coopération et de développement (IECD) ainsi que du parrainage de Me Jacques Jonathan Nyemb, avocat aux barreaux de Paris et du Cameroun. Elle succède au co-fondateur de grainothèque, M. Daniel Oulaà¯, lauréat de la première édition.
Elle est suivie de Florence Bassono, burkinabè, patronne de Faso Attiéké, qui a réussi à labelliser l’attiéké made in Faso. « Faso Attiéké est une entreprise de production et de commercialisation de l’attiéké pour permettre aux consommateurs de manger sain et facilement. Et cela grà¢ce à son accessibilité, sa qualité et sa disponibilité », a expliqué la lauréate.
Enfin, le Dr Diana Mfondoum, camerounaise, médecin de formation, enlève la troisième place sur le podium. Elle a mise en place la « Tisane au Moringa », qui a des effets positifs sur l’amélioration du système humanitaire des personnes atteinte du Sida. Le ministre de l’Agriculture et du Développement rural, Kobenan Kouassi Adjoumani, a exhorté les trois femmes à saisir l’opportunité de ce prix pour développer leurs projets et servir d’exemple pour des millions de jeunes qui pourraient trouver leur voie dans les métiers de l’agriculture.
G. Toti

